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Louis-Philippe Dion, scénariste de la chaîne TFO, est mort

Louis-Philippe Dion est debout sur le plateau de Flippons 2018.

Louis-Philippe Dion a signé la plupart des textes de la revue de l'année franco-ontarienne, « Flippons », ces deux dernières années.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La communauté franco-ontarienne est en deuil. Le scénariste principal de la franchise FLIP, de la chaîne TFO, Louis-Philippe Dion, est « mort subitement en fin de semaine ».

C'est ce qu'a dévoilé son bon ami et collègue, Pascal Justin Boyer, animateur aussi chez TFO. Il a partagé la triste nouvelle sur les médias sociaux, dimanche, à la demande de la famille.

La chaîne franco-ontarienne a confirmé son décès, lundi.

Louis-Philippe faisait partie de la famille TFO depuis presque quatre ans et il était aimé et apprécié par tous ses collègues de l'équipe FLIP et par tous les employés de TFO, a déclaré le Groupe Média TFO. Sa contribution à la famille TFO nous manquera à tous.

M. Dion, un fier Franco-Ontarien d'Embrun, dans l'est ontarien, avait 33 ans. Il laisse notamment dans le deuil sa femme, son jeune garçon, ses collègues et ses amis.

Ces deux dernières années, il était notamment responsable du contenu derrière le Bye Bye franco-ontarien, Flippons, de TFO, dont la première mouture a été diffusée en 2018. C'est lui qui a signé la plupart des textes.

Louis-Philippe Dion, Fabienne Labbé et Pascal Boyer dans les studios de Radio-Canada à Toronto

Louis-Philippe Dion a largement contribué à l'émission spéciale Flippons, en compagnie de la productrice Fabienne Labbé et de l'animateur Pascal Boyer ces dernières années.

Photo : Radio-Canada / Sophie Vallée

Un digne représentant des Franco-Ontariens

Le décès de M. Dion a résonné partout en Ontario depuis son annonce. Une figure bien connue de la communauté franco-ontarienne de par sa nature touche-à-tout, il a été salué plusieurs membres bien connus de la communauté sur les réseaux sociaux.

Louis-Philippe était un grand Franco-Ontarien. Un gars du genre dont notre communauté a vraiment besoin. Quelqu'un qui n'avait pas peur de réfléchir et de remettre en question, a écrit Renée O'Neill, la fondatrice d'enTK, une marque de vêtements pour francophones et francophiles, avec qui il a collaboré.

LP pouvait être fendant, brutalement direct et parfaitement sarcastique. Il était fier de sa langue et de sa culture, sans complaisance. Il jugeait parfois (souvent!) sévèrement sa/notre communauté, parce qu'il savait que nous pouvions et devions faire mieux.

Renée O'Neill, fondatrice d'enTK

J’aimerais le remercier de m’avoir enseigné l’autodérision, un outil puissant qui me fera à tout jamais penser à lui, a aussi indiqué en entrevue William Burton, le fondateur du Réveil, un média franco-ontarien d'Ottawa.

Louis-Philippe Dion accompagné de deux jeunes femmes qui agitent des drapeaux franco-ontariens

Louis-Philippe Dion est passé par les studios de Radio-Canada en 2017 pour parler d'identité franco-ontarienne

Photo : Radio-Canada / Jonathan Bouchard

Nathalie Nadon, du groupe de musique les Chiclettes, a aussi collaboré avec le Franco-Ontarien tout récemment pour réviser les textes de la prochaine tournée de son groupe.

Quand on avait des réunions, il y avait au moins 60 % de la réunion qui n'était que rires, ce n'était même pas du travail. Des fois, ça pouvait être très long, ces sessions de création, parce qu'on riait comme deux malades devant nos ordinateurs. C'est sûr que je vais me souvenir de ça parce que ça met du sourire dans ma voix. J'entends toutes les niaiseries qui sortaient de sa bouche, raconte-t-elle au bout du fil.

On part en tournée en 2021 et à tous les soirs, on va dire ses mots, on va penser à lui. C'est un peu comme ça qu'on va l'honorer, dans le fond. […] Ça va être comme notre bonne étoile.

Nathalie Nadon, du groupe les Chiclettes

Le chanteur, comédien et humoriste franco-ontarien, Stéphane Paquette, a aussi écrit un mot en l'honneur de son ami disparu.

Ce gars-là avait un véritable talent pour l’écriture humoristique. Il était toujours là pour m’aider avec mes jokes ou pour réviser mes capsules humoristiques. Il était toujours heureux de m’aider, sans jamais me demander rien en retour! De plus, il était toujours le premier à me demander si mon show s’était bien déroulé, a-t-il souligné sur Facebook.

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