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Code orange : des parents préfèrent maintenir leurs enfants à l'école

Jusqu'ici, sur 1553 réponses reçues, 123 parents ayant des enfants dans une école française ont opté pour l'apprentissage à distance.

Julie Allard et ses jumeaux.

Julie Allard envisageait l’option de suivre l’enseignement à distance avec ses fils, mais à l'heure actuelle, elle préfère ne pas interrompre la routine scolaire établie en classe.

Photo : Radio-Canada / John Einarson

Sandra Poirier

À compter de lundi, les écoles de la région métropolitaine de Winnipeg et du nord de la province doivent se plier à de nouveaux règlements sanitaires pour endiguer la transmission de la COVID-19. Les parents souhaitent-ils retirer leurs enfants de la classe et opter pour l'apprentissage à distance?

En vertu des nouvelles restrictions, une distance physique de 2 mètres doit être maintenue entre les élèves dans la mesure du possible, indique la province. Il faudra parfois réorganiser les classes, y retirer certains meubles ou recourir à des salles peu utilisées.

Certaines activités sont également suspendues. En musique, par exemple, les enfants ne peuvent plus chanter et utiliser des instruments à vent. Les sorties scolaires sont également reportées.

Les élèves de la maternelle à la 8e année ont désormais accès à des options temporaires d'apprentissage à distance.

Julie Allard est la mère de jumeaux qui sont en 2e année à l'École Lagimodière, une école de la Division scolaire franco-manitobaine (DSFM) située à Lorette. Cet été, elle avait demandé que l’enseignement à distance soit accessible à tous.

Comme de nombreux parents de la DSFM, elle n'a eu que quelques jours pour décider si elle voulait retirer ses fils âgés de 7 ans de leur salle de classe pour poursuivre les cours à distance.

Le 22 octobre, elle a reçu un sondage de la part de la DSFM, demandant d’indiquer si elle souhaitait que ses enfants passent à l'apprentissage à distance. Elle avait jusqu’au 26 octobre pour soumettre sa réponse.

Il est important de comprendre qu'une fois que vous avez fait votre choix, c'est pour toute la durée que l'école est dans un niveau restreint (orange), lit-on dans la lettre qu'elle a reçue.

Alors que plus de six semaines se sont écoulées depuis la rentrée, Julie Allard affirme que ses jumeaux sont habitués à la routine de leur classe de 2e année. Elle a donc décidé de les garder à l'école, du moins pour le moment.

L'apprentissage à distance pourrait ne durer qu’un mois, et on va gâcher leur routine pour peut-être ensuite retourner à une routine scolaire, dit-elle.

La mère de famille ajoute qu'elle est satisfaite des mesures prises par l’école pour assurer la sécurité de ses enfants.

Je me sens à l'aise pour le moment, mais cela pourrait changer, admet-elle. Si nous commençons [à voir] des cas dans leur école, c'est certain que nous allons les garder à la maison.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Meghan Waters a un enfant qui fréquente la maternelle à l'École Précieux-Sang. Si elle a choisi de maintenir son enfant à l'école, elle dit aussi que sa première expérience au sein de la DSFM la laisse perplexe.

Elle aurait souhaité que la division scolaire francophone soit plus proactive. Bien qu’elle comprenne que les écoles urbaines sont surpeuplées, elle croit que la DSFM aurait pu profiter des mois d’été pour trouver des solutions et solliciter l’aide de centres communautaires et d’églises pour augmenter le nombre de ses salles de classe et ainsi permettre une distanciation physique de 2 mètres.

Il manque de l’information dans les communications, dit-elle. Quand on reçoit une lettre, ce n’est pas clair, il manque des explications.

Encore aujourd’hui, on ne sait pas à quoi ressemble l’enseignement à distance.

Meghan Waters, mère d'un enfant fréquentant l'École Précieux-Sang

Dans le nord de la province, des cas de COVID-19 ont été annoncés, notamment dans deux écoles à Le Pas et une école à Thompson, sans que des éclosions ne soient déclarées.

Mère de trois enfants qui fréquentent une école à Thompson, Julia Couture n'est pas surprise de la mise en place de mesures sanitaires plus strictes. Ça faisait longtemps que nous n’avions pas eu de cas à Thompson, dit-elle.

Sans trop s'inquiéter de la situation actuelle dans sa région, elle pense que la distanciation physique sera facilement respectée dans l’école de ses enfants, étant donné la taille des salles de classe.

Le directeur général de la DSFM, Alain Laberge, a confirmé jusqu’à présent la réception de 1553 sondages. Parmi les réponses, 123 parents ont opté pour l'apprentissage à distance pour leurs enfants.

Alain Laberge affirme aussi qu’avec les nouvelles restrictions sanitaires, il n’est pas possible d’atteindre les deux mètres dans chacune des classes

On a envoyé un document au ministère de l’Éducation et il faudrait 68 nouvelles salles de classe, seulement à Winnipeg, pour faire respecter cette mesure sanitaire.

Alain Laberge, directeur général de la DSFM

Pour l'instant à la DSFM, l'école à distance est seulement offerte pour les élèves de la maternelle à la 8e année.

Pour les élèves de la 9e à la 12e année, le ministère de l’Éducation du Manitoba impose au moins deux jours de présence en classe par semaine explique Alain Laberge.

Les nouvelles mesures en vigueur dans les écoles seront en place aussi longtemps que la région métropolitaine de Winnipeg et le nord du Manitoba seront au niveau orange (restreint), a précisé le médecin hygiéniste en chef du Manitoba, Brent Roussin.

Avec les informations de Zoé Le Gallic-Massie, Marina von Stackelberg et Patricia Bitu Tshikudi

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