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Le Conseil scolaire public anglais de Toronto a perdu 5500 élèves à cause de la COVID-19

Ashley O'Rourke tient son fils dans les bras.

Ashley O'Rourke fait l'école à son fils à la maison, plutôt que de l'envoyer dans une école du Conseil TDSB.

Photo : CBC/Tina Mackenzie

Radio-Canada

Le plus gros conseil scolaire au pays, le Toronto District School Board (TDSB), fait face à un manque à gagner de 42 millions de dollars en subvention, après avoir perdu la trace de 5500 élèves à cause de la pandémie.

Les conseils scolaires sont financés par le gouvernement provincial selon leur nombre d'élèves.

Or, le TDSB a en octobre 5500 élèves de moins que prévu, indique le président du Conseil Alexander Brown.

Ce nombre inclut 800 élèves du secondaire et 4700 élèves de l'élémentaire, dont environ 2100 qui devaient fréquenter la maternelle-jardin.

M. Brown précise que le Conseil tente de comprendre ce qui est advenu de ces élèves.

Nous espérons savoir où sont tous ces enfants d'ici le milieu ou la fin novembre.

Alexander Brown, président du TDSB

Entretemps, il demande à la province de garder le financement projeté initialement.

Les élèves de la maternelle-jardin ne sont pas tenus de fréquenter l'école, mais tout enfant de six ans et plus doit suivre une formation scolaire en vertu de la loi provinciale, que ce soit des cours en personne, en ligne, dans une école privée ou à la maison.

La rentrée a été chaotique au TDSB cette année. Beaucoup d'élèves n'avaient pas d'enseignant pendant les premières semaines d'école, admet M. Brown. Ça a été une année difficile et il reste du travail à faire pour rectifier la situation.

Il s'inquiète de la possibilité que plusieurs des élèves dont le Conseil a perdu la trace reçoivent peu ou pas de formation.

L'école privée ou à la maison

Ashley O'Rourke a décidé de garder son fils Max à la maison.

Le garçon devait commencer la maternelle cette année dans une école du TDSB, mais son docteur a conseillé à la mère de ne pas l'envoyer en classe à cause de la COVID-19, parce qu'il a subi une greffe du foie récemment.

Son fils n'arrivait pas à se concentrer avec les cours en ligne. Il était distrait, raconte-t-elle, et je me suis dit que ce serait plus efficace que je lui enseigne, seule avec lui pendant une heure, que de le placer devant l'ordinateur.

Forcer un enfant de 3 ans à s'asseoir devant l'ordinateur pendant quatre heures et demie chaque jour, ce qui est le temps recommandé, ça ne marchait pas.

Ashley O'Rourke, mère de Scarborough
Vince Gerrie, ses deux garçons et leur chien dans les marches de leur maison.

Vince Gerrie a inscrit ses fils à une école privée, parce qu'il appréhendait un retour en classe chaotique au TDSB.

Photo : CBC/Tina Mackenzie

Vince Gerrie, lui, a inscrit ses deux garçons à une école privée en ligne plutôt qu'avec le TDSB, même si ça lui coûte 1200 $ par mois.

Ma femme et moi avons des carrières très exigeantes et lorsqu'il y a eu le confinement en mars, ça a été très difficile, dit-il. Non seulement la COVID touchait nos entreprises, mais on a dû devenir des enseignants en plus.

Il ne voulait pas prendre le risque de se retrouver dans la même situation cet automne.

Il affirme que ses fils de 10 et 13 ans réussissent très bien en ligne et envisage même de renouveler leur abonnement avec l'école privée une fois que la pandémie sera finie.

D'autres élèves dont le TDSB a perdu la trace pourraient s'être inscrits auprès du Conseil de district catholique anglais de Toronto, indique M. Brown.

Le TDSB, ajoute-t-il, doit présenter une mise à jour budgétaire en décembre, lorsque le Conseil aura une meilleure idée de son nombre d'élèves.

Avec les informations de CBC News

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