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Candidatures féminines aux élections : les libéraux vont perdre environ 40 000 $

Kevin Vickers donne une conférence de presse devant une rivière.

Le Parti libéral de Kevin Vickers a recruté majoritairement des hommes comme candidats aux élections de septembre 2020. Le parti n'avait présenté que 10 candidates.

Photo : Parti libéral du Nouveau-Brunswick

Radio-Canada

Une réforme adoptée par l’ancien gouvernement libéral de Brian Gallant pour encourager financièrement les partis politiques qui présentent des candidates et pénaliser ceux qui ne le font pas suffisamment se retourne contre les libéraux.

Le Parti libéral du Nouveau-Brunswick risque de recevoir 10 000 $ de moins l’an prochain (40 000 $ en tout pour les quatre prochaines années) parce qu’il a présenté peu de candidates aux dernières élections.

Presque tout cet argent sera plutôt versé au Parti vert. Ce dernier comptait 25 candidates aux élections, soit plus de deux fois plus que le Parti libéral.

Le directeur général du Parti vert du Nouveau-Brunswick, Marco Morency, doute que payer des partis politiques pour qu’ils présentent des candidates soit une bonne politique publique, mais son parti, dit-il, ne refusera pas ces fonds.

M. Morency dit croire que le recrutement de candidates est plus une question de principe que d’argent. Inclure une mesure incitative financière dans cet enjeu de société envoie un mauvais message, selon lui.

Un formule de partage de 630 000 $

Les partis politiques au Nouveau-Brunswick reçoivent un financement public total de 630 000 $ par année. La somme versée à chaque parti est déterminée par le nombre de votes qu'ils ont obtenus lors des élections les plus récentes. En vertu du changement adopté en 2017 par le gouvernement Gallant, les votes pour les candidates valent 50 % de plus que les votes pour les candidats.

Ce changement découle d’une recommandation du Conseil des femmes du Nouveau-Brunswick à la Commission sur la réforme électorale. Brian Gallant disait croire que cette mesure encouragerait les partis politiques à recruter plus de candidates.

Mais cela n’a pas marché cette année chez les libéraux. Ces derniers ne comptaient que 10 candidates dans les 49 circonscriptions. C’est beaucoup moins qu’en 2018 lorsqu’ils en comptaient 19 et c’est leur plus faible nombre de candidates depuis 2006.

Le chef sortant, Kevin Vickers, a expliqué en septembre que son parti n’avait pu convaincre plus de femmes à tout laisser tomber pour se porter candidates aux élections hâtives déclenchées en août par le premier ministre Blaine Higgs.

Le Parti libéral accepte ces conséquences financières, selon la députée libérale de Caraquet et porte-parole de l’opposition en matière d’égalité des femmes, Isabelle Thériault. Elle dit aussi que les élections hâtives ont compliqué le recrutement de candidates. Mme Thériault assure que son parti appuie toujours la formule de financement adoptée en 2017 pour encourager le recrutement de candidates.

Élections Nouveau-Brunswick n’a pas encore formellement déterminé comment le résultat des élections modifiera le financement public accordé à chaque parti à compter du prochain exercice financier, mais la formule est plutôt simple.

Le Parti libéral, l’un des cinq qui a droit au financement public, a obtenu 34,5 % des voix, mais il ne sera admissible qu’à 32,8 % du financement parce qu’il a présenté peu de candidates.

Par contre, le Parti vert recevra 17 % du financement public alors qu’il a reçu un peu plus de 15 % des voix. Plus de la moitié de ces votes étaient pour ses candidates.

Une candidate du Parti vert entourée de cinq autres femmes.

Le Parti vert de David Coon comptait 25 candidates aux élections de septembre 2020, dont huit dans la région de Moncton.

Photo : Parti vert du Nouveau-Brunswick

Les progressistes-conservateurs comptaient pour leur part 17 candidates, soit trois de plus qu’en 2018 et un nombre record pour leur parti.

Les progressistes-conservateurs et les alliancistes sont moins touchés par la règle des genres. Ils recevront chacun un financement qui correspond pratiquement à leur nombre de votes.

Dans le cas du NPD, qui a obtenu moins de 2 % des voix, le fait qu’il présentait majoritairement des candidates ne lui apportera que quelques centaines de dollars de plus.

La plus grande part aux conservateurs

Le Parti progressiste-conservateur recevra environ 250 000 $ l’an prochain d’après le nombre total de votes recueillis, dont près de 46 000 votes pour ses candidates.

Le Parti libéral devrait recevoir environ 207 000 $, le Parti vert 106 000 $, l’Alliance des gens 56 000 $ et le NPD 11 000 $.

Les versements basés sur le nombre de votes constituent la plus importante source de financement public pour les partis politiques de la province.

Les partis reçoivent aussi un peu plus de 7000 $ chacun par année pour payer leur vérification financière requise par la loi.

Enfin, les crédits d'impôt accordés pour encourager les dons aux partis politiques étaient estimés au total à 380 000 $ en 2017.

Durant une année où ont lieu des élections, les partis politiques ont aussi droit à des rabais pour leurs dépenses électorales dans les circonscriptions où ils obtiennent au moins 15 % des voix. Les partis ont ainsi obtenu 1,5 million de dollars à la suite des élections de 2018.

Avec les renseignements de Robert Jones, de CBC

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