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La COVID-19 contribue à réduire le nombre de demandes d'aide des vétérans

Des vétérans sont assis et vêtus de leurs habits militaires sur lesquels des médailles et des coquelicots sont mis en valeur.

Les délais pour obtenir de l'aide auraient pris de l'ampleur du côté des Anciens Combattants, en raison de la pandémie de COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Guy R. LeBlanc

La Presse canadienne

Le gouvernement fédéral est accusé de ne pas en faire assez pour aider les anciens combattants handicapés au moment où de nouvelles données semblent confirmer les craintes voulant qu'il leur soit plus difficile de demander de l'aide en raison de la COVID-19.

Selon le ministère des Anciens Combattants, environ 8000 vétérans ont demandé des prestations d'invalidité au cours des trois premiers mois de la pandémie, soit environ la moitié du nombre habituel.

Cette forte baisse a même aidé le ministère à réduire son retard dans l'examen des 40 000 demandes d'aide en attente de traitement.

Pourtant, le fait qu'il y ait eu la moitié du nombre normal de demandes ne signifie pas que l'ensemble des anciens combattants canadiens avait moins besoin d'aide.

Le gouvernement fédéral a été averti dès le printemps que de nombreux anciens combattants avaient du mal à obtenir les documents nécessaires pour demander une indemnité financière à cause de la COVID-19.

Un vétéran a notamment eu des difficultés à obtenir un rapport médical confirmant l'étendue de ses blessures, car de nombreux médecins limitaient leur travail en raison de la pandémie.

Ottawa avisé dès le printemps

Le ministère reconnaît toutefois qu'une partie de cette baisse est probablement attribuable à la pandémie, car il est plus difficile pour les anciens combattants d'obtenir les informations nécessaires, comme les évaluations des médecins, pour postuler.

Nous pensons qu'il est très probable que la pandémie ait eu un impact sur le nombre d'anciens combattants qui demandent des prestations au cours du trimestre, a déclaré le porte-parole Josh Bueckert dans un courriel. Les défis liés à la COVID-19 ont peut-être compliqué les démarches, comme la collecte des informations nécessaires pour leurs demandes individuelles.

Brian Forbes, le président du Conseil national des associations d'anciens combattants, avait déjà lancé au printemps une telle mise en garde.

M. Forbes s'est dit frustré parce que le gouvernement n'a pas réagi pour régler ce problème dont il était au courant depuis des mois. Selon lui, le moment est venu d'agir. Lui-même connaît des cas où des anciens combattants ayant subi des blessures n'ont pu demander une aide fédérale parce qu'ils attendent toujours de voir un médecin.

La raison pour laquelle les nouvelles candidatures sont en baisse est que les militants comme moi sont confrontés à la réalité que sans preuve médicale, le ministère ne rendra pas de décision.

Brian Forbes, le président du Conseil national des associations d'anciens combattants

On craint que certains anciens combattants ne puissent accéder à un soutien financier vital, en particulier à un moment où de nombreux Canadiens ont du mal à joindre les deux bouts en raison de la pandémie.

Le ministère des Anciens Combattants a indiqué qu'il donnait plus de temps aux anciens combattants pour fournir des rapports médicaux pour étayer leurs réclamations et toute autre information manquante, et qu'il pouvait accélérer l'examen des demandes les plus à risque.

M. Forbes a réitéré que le ministère impute le fardeau de la preuve aux anciens combattants qui demandent une aide financière.

Il a également exhorté le gouvernement à commencer à approuver automatiquement les demandes d'assistance pour s'assurer que les anciens combattants obtiennent de l'aide plutôt que de laisser les dossiers dans une pile pendant des mois et des années, avec des audits ponctuels pour dissuader les tricheurs.

Jusqu'à ce qu'ils obtiennent une décision d'admissibilité, ils ne peuvent pas obtenir de soins de santé ou des traitements, a souligné M. Forbes. Les vétérans sont parfois dans un état précaire et ils ont besoin de ces prestations. On peut imaginer l'impact de l'attente de cette sécurité financière sur leur bien-être général.

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