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Ambivalence autour du projet de loi sur la conduite des véhicules hors route

Deux quads passent sur un pont enjambant une rivière.

Chaque année, depuis dix ans, une vingtaine de décès ou de blessures graves sont liés à l’utilisation d’un véhicule hors route.

Photo : courtoisie Dominique Gobeil

Radio-Canada

La volonté de Québec de mieux encadrer les conducteurs de véhicules hors route semble être bien reçue dans l’Est-du-Québec, quoiqu'avec certains bémols.

Dans l'Est, les parcours en forêt à bord d’un véhicule tout-terrain ou en motoneige sont aussi solidement implantés dans les mœurs et coutumes que peut l’être, par exemple, la chasse à l’automne.

Interdire les véhicules quad, le motocross ou la motoneige chez les moins de 16 ans et de rendre obligatoires une formation et un permis de conduire pour tous sur les terres publiques et les terres privées viendront bouleverser les habitudes de plusieurs adolescents, par exemple.

Résident de Gaspé, Marco Dubé estime que l’interdiction pour les jeunes de moins de 16 ans de conduire des véhicules hors route passera difficilement la rampe. Il y a des gens qui ne seront pas en accord, ça, c'est sûr et certain [...]. Je ne te cacherais pas qu'ils [les enfants] en ont fait en bas de 16 ans, mais avoir une formation pour les 16 ans et plus, si on est rendus là..., laisse entendre M. Dubé.

C'est certain qu'on ne peut pas être contre la sécurité, ajoute celui qui est aussi pompier volontaire et souvent appelé sur des accidents impliquant des quads ou des motoneiges.

Michel Thibeault.

Michel Thibeault de l'Association des clubs de motoneigistes de la Côte-Nord

Photo : Radio-Canada / Martin Toulgoat

De son côté, l'Association des clubs motoneigistes de la Côte-Nord croit que l'obligation d'obtenir un permis de conduire pourrait être mal reçue.

Le président de l'Association des clubs motoneigistes de la Côte-Nord, Michel Thibeault, rappelle que dans certaines régions du Québec, notamment en Basse-Côte-Nord, la motoneige et les quads sont des véhicules utilisés quotidiennement pour les déplacements. Là, ça va les obliger à avoir une formation, un permis de conduire pour un véhicule que ça fait 30, 35, 40, 50 ans qu'ils conduisent.

Deux motoneigistes

Deux motoneigistes.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Lachapelle

Le projet de loi prévoit aussi que ce sera tolérance zéro pour la consommation d'alcool. Les guides touristiques devront suivre une formation et les moins de 18 ans ne pourront plus louer aucun véhicule hors route.

La limite de vitesse passerait à 70 km/h pour les motoneiges et à 50 km/h pour les véhicules quads ou tout-terrain.

Pour la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec, cette réforme était devenue urgente. Chaque année, depuis dix ans, une vingtaine de décès ou de blessures graves sont liés à l’utilisation d’un véhicule hors route.

Denis Langevin.

Denis Langevin de la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec

Photo : Radio-Canada / Martin Toulgoat

De plus, la clientèle attirée par ces loisirs est en augmentation, indique Denis Langevin, deuxième vice-président de Fédération des clubs de motoneigistes du Québec. Chaque année, on a une augmentation de 3 à 5 % des motoneigistes en sentier et hors sentier, alors il devenait important que les gens puissent circuler de façon sécuritaire parce que les engins sont quand même assez puissants.

Si ce projet de loi est adopté dans sa forme actuelle, le Québec deviendra la première province à imposer un permis de conduire pour les véhicules hors route.

D'après le reportage de Martin Toulgoat

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