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Dépôt d'un projet de loi obligeant les compagnies aériennes à rembourser les Canadiens

Les queues de deux avions au sol, décorées du logo d'Air Canada.

Deux avions d'Air Canada à l'aéroport de Zurich, en Suisse, le 10 mai 2020.

Photo : Getty Images / Fabian Gysel

Radio-Canada

Le Bloc québécois a déposé vendredi à la Chambre des communes un projet de loi obligeant les compagnies aériennes à rembourser leurs clients lorsque le service n’est pas rendu.

Des milliers de Canadiens, dont les projets de voyage ont été annulés en raison de la pandémie, ont signé une pétition afin d'obtenir un remboursement des compagnies aériennes. Pour le député bloquiste de Jonquière, Mario Simard, il y a urgence d'agir.

On peut pas geler des sommes aussi considérables que 5000 $ pour monsieur, madame tout-le-monde, simplement parce que les compagnies aériennes se sentent fragilisées. S'ils ont une aide à recevoir, ils vont la recevoir du gouvernement, mais ils ne peuvent pas prendre les consommateurs en otage, déclare-t-il.

Le projet de loi déposé par le Bloc québécois vise à modifier le texte de la Loi sur les transports au pays.

L'Office des transports a déjà indiqué que ces gens-là devaient être remboursés. Mais j'ai l'impression que le ministre [des Transports, Marc] Garneau essaie de se gagner du temps, ajoute le député de Jonquière.

Ce dépôt est bien accueilli dans l'industrie régionale du voyage, qui milite en ce sens depuis des mois.

La propriétaire de Voyages Nouvelle Escale, Ginette Côté, rappelle que même si plusieurs compagnies offrent des crédits de voyage, ceux-ci ne sont pas la solution idéale pour tous en cette période de pandémie.

Souvent les gens ont économisé pendant de longues périodes pour s'acheter un voyage, un billet d'avion. L'âge entre en ligne de compte, la santé entre en ligne de compte, croit-elle.

Les voyageurs en attente d'un remboursement devront toutefois patienter. Entre le dépôt d'un projet de loi et son adoption par la Chambre des communes, il peut s'écouler plusieurs mois. Et dans un contexte de gouvernement minoritaire, le déclenchement d'une élection pourrait bien le faire mourir au feuilleton.

Avec les informations de Philippe L'Heureux.

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