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Les États-Unis limitent la durée des visas des correspondants étrangers

Vingt-quatre médias, dont Radio-Canada, dénoncent une nouvelle règle du département américain de la Sécurité intérieure qui limite la durée des visas des correspondants étrangers à 240 jours.

Le politicien, de dos, parlent aux micros de dizaines de journalistes.

Le chef de cabinet de la Maison-Blanche, Mark Meadows, s'adressant aux médias le 2 octobre, à l'extérieur de la Maison-Blanche, à Washington.

Photo : Getty Images / Drew Angerer

Dans une lettre signée par 24 médias, l'Union européenne de Radio-Télévision demande au gouvernement américain d’abandonner le nouveau règlement qui réduit la durée des visas des correspondants étrangers de 5 ans à 240 jours, avec une possibilité de renouveler leur séjour d’un maximum de 240 jours supplémentaires seulement.

Le département américain de la Sécurité intérieure a présenté discrètement ce règlement fin septembre, avec une période de commentaires de 30 jours qui se termine ce dimanche. L’administration Trump dit vouloir limiter la durée des séjours des journalistes aux États-Unis pour réduire la fraude et améliorer la sécurité nationale.

Selon l'Union européenne de Radio-Télévision, cette nouvelle règle menace sérieusement l’exercice de la profession de journaliste.

Jusqu'à présent, les visas des journalistes étrangers peuvent aller jusqu'à cinq ans. L’ancien correspondant aux États-Unis de Radio-Canada, Christian Latreille, craint qu’il soit difficile de faire son travail de journaliste en moins d'un an. Je vois très mal comment, en 240 jours, on peut efficacement, de façon consciencieuse et sérieuse, faire son travail de correspondant, explique-t-il.

J'ai passé cinq ans aux États-Unis, cinq ans à Washington comme correspondant de Radio-Canada et je commençais à peine à comprendre le pays.

Christian Latreille, correspondant de Radio-Canada aux États-Unis de 2014 à 2019

Les 24 médias signataires de la lettre critiquent également l’absence de clarté de ce nouveau règlement concernant les critères de renouvellement des visas. Un constat que partage l’Association de la presse étrangère.

Plusieurs craignent que ce qu'ils écrivent soit pris en compte quand viendra le temps de demander un renouvellement de leur visa, affirme Ian Williams, le président de l’Association de la presse étrangère.

L'Union européenne de Radio-Télévision croit que ce nouveau règlement vient mettre en péril le premier amendement de la Constitution américaine qui garantit, entre autres, la liberté d’expression et la liberté de la presse. Ce règlement risque de nuire à la réputation des États-Unis, pays qui se définit comme étant démocratique, libre et ouvert.

Avec les informations de Sébastien Desrosiers

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