•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le « bon problème » de la Société acadienne et francophone de l’Î.-P.-É.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Drapeau de l'Acadie devant l'église Saint-Augustin.

Drapeau de l'Acadie devant l'église Saint-Augustin, à Rustico, à l'Île-du-Prince-Édouard à l'été 2020.

Photo : Radio-Canada / François Pierre Dufault

Radio-Canada

L’assemblée générale annuelle de la Société acadienne et francophone de l'Île-du-Prince-Édouard s’est déroulée virtuellement samedi.

C’était l’occasion pour l’organisme formé en 1919 et autrefois connu sous le nom de Société Saint-Thomas d'Aquin (SSTA) d’énoncer ses priorités pour l’année à venir.

Avec une augmentation de 35 % du nombre d’élèves dans les écoles francophones de la province au cours des sept dernières années, les enjeux liés aux ressources humaines arrivent en tête de la liste de tâches de l’organisme, selon Isabelle Dasylva-Gill, la directrice générale de la Société acadienne et francophone de l'Île-du-Prince-Édouard.

Isabelle Dasylva-Gill devant un drapeau acadien.

Isabelle Dasylva-Gill, directrice générale de la Société acadienne et francophone de l'Île-du-Prince-Édouard, en 2019.

Photo : Radio-Canada / CBC / Sarah MacMillan

On a beaucoup de familles qui ont des besoins et souvent, on se retrouve avec une croissance tellement rapide que les écoles sont trop petites, trop rapidement. Ça crée aussi du poids par rapport aux ressources humaines en éducation, les éducatrices, les éducateurs, a expliqué Mme Dasylva-Gill samedi, dans une entrevue au Téléjournal Acadie.

Pour restez positifs, c'est quand même un bon problème, parce que là, on arrive à démontrer qu'il y a un besoin et ça nous permet de continuer, en partenariat avec notre commission scolaire de langue française, d'intervenir auprès du gouvernement - provincial et fédéral - pour s'assurer qu'on a les moyens d'offrir une éducation optimale en français, poursuit Mme Dasylva-Gill. Vraiment, c'est essentiel pour la survie de notre communauté.

Respect mutuel entre les Acadiens et le gouvernement

La directrice de la Société acadienne et francophone s’estime satisfaite jusqu’à date de l’ouverture du gouvernement de Dennis King envers les communautés de langue française de sa province. Le premier ministre progressiste-conservateur a pris le pouvoir en mai 2019.

La relation est vraiment très bonne. Il y a une relation de respect mutuel, indique Isabelle Dasylva-Gill. Quand on n'est pas d'accord, c'est certain qu'on le dit, mais quand on est d'accord, on sait aussi reconnaître les efforts qui sont faits.

Quand on est organisme porte-parole et qu'on a un gouvernement... ils ont leurs priorités, leur stratégie, etc. Mais c'est notre rôle de s'assurer que la voix de la communauté est portée. Sincèrement, oui, il y a une écoute, et c'est sur ça qu'on se base pour continuer de collaborer avec le gouvernement provincial, explique-t-elle.

Isabelle Dasylva-Gill à l'extérieur en été devant l'hôtel de ville de Summerside.

Isabelle Dasylva-Gill, la directrice de la Société acadienne et francophone de l’Île-du-Prince-Édouard, à Summerside en août 2020.

Photo : Radio-Canada / Julien Lecacheur

Cette dernière année, marquée par le centenaire de l’organisme, a permis de faire un lien entre la longue histoire de la Société Saint-Thomas d'Aquin et les défis modernes que la Société acadienne et francophone de l'Île-du-Prince-Édouard a à relever.

100 ans passés, on essaie de faire le lien, vraiment, avec l'histoire présente et nous donner une perspective d'avenir, dit Isabelle Dayslva-Gill. Il y a beaucoup de travail d'éducation à faire avec les nouvelles générations, nos jeunes, mais aussi les nouveaux arrivants qui viennent enrichir la francophonie de l'île. Ça va être essentiel pour faire perdurer notre organisme.

Deux femmes costumées brandissent des drapeaux de l'Acadie.

Le Congrés mondial acadien à Abram-Village, Île-du-Prince-Édouard, le 10 août 2019.

Photo : Radio-Canada

La modernisation souhaitée de la Loi sur les langues officielles et le recensement de 2021, qui promet de changer le visage du Canada français, du moins hors Québec, selon des experts en droits linguistiques, figurent aussi au nombre des dossiers prioritaires pour la Société acadienne et francophone de l'Île-du-Prince-Édouard dans la prochaine année.

D’après les renseignements de Marie-Hélène Lange

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !