•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

« Raconte-nous ton arrivée à Rimouski » : livrer les récits de réfugiés

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Trois artistes debout sur des tables à pic-nic dans un parc de Rimouski.

Des artistes de l’Unité théâtrale d’interventions locales (UTIL) ont livré des témoignages d'immigrants et de réfugiés nouvellement arrivés à Rimouski.

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Guilbault

Trois artistes de l’Unité théâtrale d’interventions locales (UTIL) ont pris la parole dans le cadre d’une criée publique pour raconter les récits d’immigrants et de réfugiés nouvellement arrivés dans la région.

Ici, c’est toujours le froid : quand il y a de la neige et quand il n’y en a pas, lit à voix haute Stéphanie Beaudoin, co-coordonnatrice de l’UTIL et l’une des trois artistes participant à la criée publique.

Comme si Dame nature avait décidé de prendre part à l’évènement, la première neige rimouskoise de l’année commence à tomber au même moment sur le parc de la Gare où sont rassemblées quelques personnes venues entendre les récits de nouveaux arrivants et de réfugiés.

Les artistes de l’UTIL mettent en voix les témoignages qu’on a reçus, explique pour sa part Christine Durivage, chargée de projet en relations interculturelles pour l’organisme RÉZO Rimouski-Neigette, qui a collaboré avec l’UTIL pour l’organisation de cette criée publique. Ça fait à peu près une semaine et demie qu’on récolte des témoignages sur le thème de "votre première impression lors de votre arrivée à Rimouski".

Christine Durivage souriant dans un parc de Rimouski.

Christine Durivage, chargée de projet en relations interculturelles pour RÉZO Rimouski-Neigette

Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet

La neige, la conduite automobile (on se surprend même de la mauvaise conduite dans la région pour certains) et les rapports interpersonnels sont au cœur de nombreux de ces témoignages livrés pour la Semaine des rencontres interculturelles.

En Afrique, tu te lèves et tu vas voir ta tante, ton ami, raconte-t-on d’ailleurs dans l’un de ces récits. Mais ici, tu dois toujours prendre rendez-vous!

Des personnes marchent dans une rue du centre-ville de Rimouski sous la neige.

Les artistes se sont déplacés dans Rimouski pour livrer publiquement les témoignages de nouveaux arrivants.

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Guilbault

Les trois artistes ont décidé d’adopter un ton neutre, sans émotion, pour ne pas dénaturer ou usurper la parole des immigrants et des réfugiés.

La criée publique, c’est vraiment l’outil par excellence pour transmettre une parole sans la transformer, sans lui donner des intentions, explique la co-coordonnatrice de l’UTIL, Lysane Picker-Paquin, qui ajoute que ce les artistes ont pris la parole au nom de réfugiés qui n’étaient pas particulièrement à l’aise de le faire en public.

Un exercice pas toujours évident, selon sa collègue Stéphanie Beaulieu.

Ça nous rentre dedans, c’est sûr, lance-t-elle. Il y a plein de témoignages où l’on vit des émotions en les disant. C’est sûr que ça nous traverse, on les lit depuis quelques jours. Ça va rester encore à travers nous et à travers les gens qui sont venus nous voir aussi.

Trois artistes lisent des témoignages sur le bord du fleuve Saint-Laurent, à Rimouski.

Les derniers témoignages ont été livrés au bord du fleuve.

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Guilbault

Le cortège s’est déplacé du parc de la Gare jusqu’à la place du 6-mai-1950 pour ensuite traverser le boulevard Saint-Germain et livrer les derniers témoignages sur le bord du fleuve Saint-Laurent.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !