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COVID-19 : les organismes franco-ontariens sonnent l'alarme

Le drapeau franco-ontarien, hissé en haut d'un mât aux côtés de ceux de l'Ontario et du Canada.

Le drapeau franco-ontarien flotte de plus en plus aux côtés de ceux de l'Ontario et du Canada. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Denis Babin

Radio-Canada

La survie de 30 à 40 organismes franco-ontariens est en jeu. L'AFO estime que les organismes francophones ont besoin de 12,5 millions de dollars d'ici Noël, sans quoi, plusieurs disparaîtront.

Le président de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO), Carol Jolin est catégorique : 11 % de nos organisations sans but lucratif pourraient disparaître d’ici les Fêtes s‘il n'y a pas d’aide supplémentaire qui vient des deux paliers de gouvernement.

C'est ce qu'il a expliqué en entrevue, dimanche avant d'indiquer que des démarches et du lobbying avaient déjà été entrepris auprès des élus pour récolter les sommes nécessaires.

Pour M. Jolin, la situation est extrêmement préoccupante puisque ces organismes qui sont sur le point de fermer offrent bien plus que des services à la communauté.

C’est un point de ralliement pour les francophones qui disparaît, ça fragilise la communauté et ça peut accélérer l’assimilation dans certains coins de la province.

Carol Jolin, président de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario

La présidente de l'Association des communautés francophones d'Ottawa (ACFO), Soukaina Boutiyeb abonde dans le même sens, les organismes communautaires sont souvent le centre de la communauté.

Mme Boutiyeb soutient que la pandémie a eu des répercussions financières sur l'organisme, notamment du côté des revenus autonomes qui proviennent des commandites et de leur boutique.

Soukaina Boutiyeb en entrevue, chez elle.

Soukaina Boutiyeb est la présidente de l'Association des communautés francophones d'Ottawa.

Photo : Radio-Canada

Elle demande au gouvernement de subventionner adéquatement [les organismes] selon leur travail et propose de modifier la façon dont le financement est accordé en allouant plutôt des montants aux organismes pour leur fonctionnement de base plutôt que pour un projet.

Le plus difficile, c'est de réussir à briser l'isolement des communautés francophones malgré l'interdiction de se rassembler, selon elle. On espère qu’éventuellement on pourra retourner à la normalité qu’on connaissait avant [...] le virtuel ne va jamais la remplacer, souligne-t-elle.

Plus de financement

Si Mme Boutiyeb demande une refonte du financement, le député du NPD et porte-parole de l'opposition, Joel Harden compte plutôt faire des pressions auprès du gouvernement provincial pour augmenter le financement.

Joel Harden, député du NPD.

Le député néo-démocrate Joel Harden. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Jonathan Dupaul

On doit faire des investissements au niveau provincial dans les services sociaux, les groupes communautaires francophones qui font du bon travail, estime-t-il. M. Harden croit que le gouvernement de Doug Ford n'a pas choisi la bonne avenue en faisant des coupures dans les services en français à travers la province.

C’est une question de patrimoine pour les Franco-Ontariens, mais pour moi aussi qui suis francophile.

Joel Harden, député du NPD et porte-parole de l'opposition

Du côté du gouvernement, on assure que les francophones seront pris en compte dans le plan pour la relance économique.

Natasha Tremblay, la porte-parole de la ministre des Affaires francophones Caroline Mulroney, rappelle que le gouvernement provincial investit déjà 500 000 $ dans la création d’un réseau économique francophone et dans une campagne de promotion des biens et services franco-ontariens.

Cette dernière reconnait toutefois que même si la crise sanitaire a eu un impact sans précédent sur l’Ontario, la communauté francophone a été particulièrement touchée par les effets de la COVID-19.

Avec les informations d'Estelle Côté-Sroka

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