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« Nous n'allons pas contrôler la pandémie », dit le chef de cabinet de Trump

Mark Meadows tenant un parapluie dans sa main, portant un masque.

Mark Meadows explique que les États-Unis se concentrent plutôt sur la mise au point d'un vaccin et de traitements.

Photo : AP / Manuel Balce Ceneta

Radio-Canada

Le chef de cabinet de Donald Trump à la Maison-Blanche a estimé dimanche que les États-Unis n'allaient « pas contrôler la pandémie » de COVID-19, qu'il a de nouveau comparée à la grippe, après l'annonce de contaminations dans l'entourage du vice-président américain Mike Pence.

Voilà ce que nous allons faire. Nous n'allons pas contrôler la pandémie, nous allons contrôler le fait qu'on puisse avoir des vaccins, des traitements et d'autres moyens d'atténuer la maladie, a dit Mark Meadows sur la chaîne CNN.

Parce que c'est un virus contagieux exactement comme la grippe, a-t-il ajouté.

Biden et Harris fustigent Trump

Le candidat démocrate à la Maison-Blanche, Joe Biden, a accusé dimanche Donald Trump d'avoir capitulé face à la pandémie de coronavirus, après les propos de M. Meadows.

Ce n'était pas une erreur de [Mark] Meadows, a dénoncé M. Biden dans un communiqué. C'était un constat honnête de la stratégie du président Trump depuis le début de la crise : agiter le drapeau blanc de la défaite et espérer que si on l'ignore, le virus s'en ira. Ça n'a pas été le cas et ça ne le sera pas, a-t-il ajouté.

Kamala Harris, qui brigue, elle, la vice-présidence démocrate à l'élection du 3 novembre, a aussitôt accusé l'administration Trump de s'avouer vaincue.

C'est le plus grand échec d'une administration présidentielle dans l'histoire américaine.

Kamala Harris, candidate démocrate à la vice-présidence
Kamala Harris, masquée, franchit une porte.

Le sénatrice Kamala Harris estime que la gestion de la pandémie par l'administration Trump est catastrophique.

Photo : La Presse canadienne / AP/Jacquelyn Martin

Ils reconnaissent leur échec, a-t-elle dit à des journalistes en réaction aux propos de Mark Meadows.

Le président Trump est critiqué de toutes parts pour avoir eu tendance à minimiser la gravité du coronavirus depuis le début de la pandémie, parfois comparé à la grippe saisonnière. Ce bilan pèse lourdement sur ses chances de réélection.

Lui-même infecté début octobre, hospitalisé pendant trois jours, il assure depuis être guéri et immunisé grâce à des traitements expérimentaux et martèle à nouveau que la pandémie va finir par disparaître, alors que le nombre de cas quotidiens supplémentaires a enregistré ces derniers jours de nouveaux records.

Les États-Unis sont le pays le plus endeuillé au monde avec près de 225 000 morts de la COVID-19.

Pas de changement de plan pour Pence

Le chef de cabinet du vice-président Mike Pence, Marc Short, a lui aussi été déclaré positif samedi, ainsi que plusieurs autres de ses conseillers. De nombreux cas avaient déjà été signalés à la Maison-Blanche au moment du diagnostic de Donald Trump.

Mais Mike Pence, qui dirige la cellule de crise contre le coronavirus, a décidé de maintenir ses rendez-vous de campagne, comme Donald Trump qui multiplie les rassemblements réunissant de larges foules avec peu de masques et de distanciation.

Mike Pence portera un masque aujourd'hui, a dit Mark Meadows, alors qu'il en porte rarement en public.

Interrogé sur le refus du gouvernement de rendre obligatoire le port du masque, le chef de cabinet de la Maison-Blanche a répondu : Nous vivons dans une société libre, accusant de son côté Joe Biden de vouloir tout confiner.

COVID-19             : ce qu'il faut savoir
Avec les informations de Agence France-Presse

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