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Il y a 150 ans, un glissement de terrain faisait 4 morts à Sainte-Geneviève-de-Batiscan

Une route de campagne serpente à travers une colline.

Il ne reste plus de trace du glissement de terrain qui a coûté la vie à quatre personnes à Sainte-Geneviève-de-Batiscan en 1870.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Fortier

Radio-Canada

Il y a 150 ans, le 25 octobre 1870, un glissement de terrain emportait 4 personnes à Sainte-Geneviève-de-Batiscan. Cinq jours plus tôt, un séisme de magnitude 6,6 frappait la région de Charlevoix et était ressenti jusqu'à Boston et à New York.

C’était l'un des plus importants séismes que le Canada a connu dans son histoire récente, selon des experts. Quel lien établir entre les deux événements?

Il s'est produit un glissement de terrain qui a tué trois personnes instantanément et une quatrième personne qui a succombé à ses blessures. Le tremblement de terre aurait été un des facteurs aggravants menant à ce glissement de terrain, mais il y avait aussi d'autres facteurs comme l'érosion et des pluies abondantes, soutient le sismologue à la Commission géologique de Ressources naturelles Canada Maurice Lamontagne.

Les glissements de terrain sont plutôt fréquents dans la région.

Dans votre région, la caractéristique principale, c'est que ce sont des sols argileux. Donc, on a vu souvent des glissements terrain, explique M. Lamontagne.

Les séismes, eux, le sont moins.

La région de la Mauricie n'est pas une région propice à connaître des tremblements de terre. Historiquement, il n'y en a aucun qui a eu son épicentre dans la région, indique l'expert. Cependant, lorsqu'il se produit un tremblement de terre à Charlevoix, ou à Saguenay en 1988, la région de la Mauricie peut subir des vibrations assez fortes.

Selon des données du gouvernement du Québec, il y a plus de 5000 séismes chaque année au Canada. Certains ont plus marqué les esprits que d'autres, comme celui de 1988 au Saguenay, ou encore, plus récemment, celui de 2010.

Quelques jours après un séisme, il faut redoubler de prudence.

Après un séisme, quelques jours après, des vibrations sont toujours possibles, surtout près de l'épicentre. C'est la croûte terrestre qui cherche à se réajuster. Il faut vérifier l'état des terrains, conclut M. Lamontagne.

Même si on ne peut toujours pas prévoir un tremblement de terre, aujourd'hui, les citoyens sont mieux protégés qu'en 1870.

D'après un reportage d'Alexandre Lepoutre

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