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« Beaucoup de fausses conceptions » à briser pour attirer de nouveaux arrivants

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Un petit garçon joue d'un instrument de musique.

La Côte-Nord reçoit de plus en plus de nouveaux arrivants.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L’organisme d’éducation populaire Alpha Lira, à Sept-Îles, compte sur un membre de plus au sein de son équipe qui doit faire face à de plus en plus de nouveaux arrivants issus de l'immigration. En parallèle, les besoins en travailleurs sont importants et l'organisme redouble d'efforts pour déboulonner certains mythes qui persistent parmi les résidents des grands centres.

Avec une augmentation de clientèle dans les dernières années, il fallait trouver plus d'effectifs pour accueillir les immigrants à Sept-Îles.

Zeineb Trabelsi, une Tunisienne arrivée au Québec depuis 2018, enseigne maintenant la francisation pour Alpha Lira. Elle s'est installée à Sept-Îles avec son mari quand ce dernier a trouvé un emploi à l'hôpital.

J’ai dû quitter mon travail à Montréal et nous sommes venus ici, raconte Mme Trabelsi qui ne regrette pas un instant ce choix.

Zeineb Trabelsi dans les bureaux d'Alpha Lira, à Sept-Îles.

Zeineb Trabelsi est arrivée récemment à Sept-Îles avec son mari.

Photo : Radio-Canada

Elle n’est pas la seule à avoir fait le saut dans les dernières années : la Côte-Nord reçoit de plus en plus de nouveaux arrivants. Mais la pénurie de main-d’œuvre y est toujours criante et la volonté du gouvernement provincial est de régionaliser l’immigration.

L’équipe du centre Alpha Lira fait alors face à un double défi, en soi paradoxal, mais tout aussi stimulant : elle doit à la fois répondre à une demande grandissante, mais aussi encourager les résidents de l'extérieur à venir s'installer dans la région.

Il y a encore du travail à faire […] pour démystifier les régions parce qu’il y a beaucoup de fausses conceptions et beaucoup de méconnaissance, explique d’ailleurs Hélène Lejeune, responsable des services aux immigrants pour Alpha Lira.

Quatre femmes discutent dans un bureau de l'organisme Alpha Lira, à Sept-Îles.

Les employées d'Alpha Lira, à Sept-Îles, s'affairent à offrir du soutien aux nouveaux arrivants.

Photo : Radio-Canada

De fausses conceptions que Zeineb Trabelsi a amplement entendues avant de déménager à Sept-Îles.

On m’avait dit qu’à Sept-Îles, il y aurait deux kilomètres entre chaque maison, s’exclame-t-elle. Je ne sais pas ce que les gens s’imaginent [par rapport à la Côte-Nord], mais ils ne s’imaginent pas la ville telle qu’elle est réellement!

De son côté, l'Ivoirienne Justice Kouadio, qui a troqué sa vie en Afrique pour une nouvelle vie à Sept-Îles il y à peine un mois, apprécie déjà la qualité de vie dans la région. Elle y est venue rejoindre son mari, arrivé au Québec il y a trois ans.

Justice Kouadio.

Justice Kouadio est arrivée de Côte d'Ivoire il y a un mois.

Photo : Radio-Canada

Il n'y a pas trop de différence avec la ville où moi j'étais [en Côte d’Ivoire]. C'est une ville grande, mais paisible et pas d'embouteillage, pas trop de bruit. Sept-Îles, c'est pareil, décrit-elle.

Le rôle de l’organisme Alpha Lira sera d’autant plus crucial dans les prochaines années puisque la Ville de Sept-Îles, par le biais de sa stratégie main-d’œuvre, souhaite attirer 2000 travailleurs du Québec et d’ailleurs avant 2022.

Avec les informations de Marie Kirouac Poirier

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