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Des rénovations nécessaires dans des écoles du nord du N.-B. se font attendre

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Une salle de classe vide.

Selon le député de Tracadie-Sheila Keith Chiasson, le système gouvernemental pour étudier les priorités en rénovations désavantage les écoles du nord.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Plusieurs rénovations nécessaires dans des écoles du nord du Nouveau-Brunswick se font attendre. Le premier projet lié à une école francophone du nord se trouve en 18e position sur la liste de priorités d'infrastructure en milieu scolaire du gouvernement provincial.

Dans le premier volume de son rapport de 2020 présenté mardi, la vérificatrice générale du Nouveau-Brunswick Kim Adair-MacPherson a déploré le fait que les décisions sur les écoles qui peuvent recevoir de l’argent pour leurs travaux n’étaient pas toujours objectives ou fondées sur des données probantes. Au nord de la province, cette conclusion ne surprend pas.

Ghislaine Foulem est la présidente du conseil d’éducation du District francophone Nord-Est. Elle connaît les écoles du nord, et celles qui ont besoin d’argent. Ça fait deux ans que les projets sont gelés, dit-elle. Mais, il y a d’autres projets qui vont de l’avant, ailleurs dans la province.

Selon elle, les travaux les plus urgents sont ceux de l’école Marguerites-Bourgeoys à Caraquet.

Ghislaine Foulem, présidente du conseil d’éducation du district francophone Nord-Est, se trouve devant l’école Marguerites-Bourgeoys à Caraquet.

Ghislaine Foulem, présidente du conseil d’éducation du district francophone Nord-Est, devant l’école Marguerites-Bourgeoys à Caraquet.

Photo : Radio-Canada

L’établissement a besoin d’aménagement et d’un gymnase. La clientèle qui est là n’est pas celle pour laquelle la construction de l’école a été prévue, explique-t-elle.

Ce projet de l’école Marguerites-Bourgeoys se situe toutefois en avant-dernière position dans la liste des priorités actuelles du gouvernement provincial en infrastructure scolaire.

Ghislaine Foulem relate qu'il existe une « matrice » à Fredericton qui calcule de façon scientifique quelles écoles doivent être priorisées.

Normalement, ça devrait donner l’heure juste, dit-elle. Mais actuellement, on se demande comment ça se fait que cette matrice-là, elle peut changer aux aléas de certaines régions.

La polyvalente W.-A. Losier de Tracadie se trouve, par exemple, en 18e position. Les travaux de cet établissement n’avancent donc plus depuis 2 ans, faute de moyen.

Ce n’est pas la seule école de la province dans cette situation. Même cas de figure à Edmundston et à Shediac, selon le député de Tracadie-Sheila Keith Chiasson.

Les trois projets, qui avaient déjà débuté, ont été arrêtés soudainement, dit-il.

Des critères contestés

Selon Keith Chiasson, le système pour étudier les priorités désavantage les écoles du nord.

En utilisant le critère de taux d’occupation, c’est sûr que les écoles du sud vont passer en avant de ceux du nord, souligne-il.

Nous, on ne pourra jamais compétitionner avec les écoles où il y a un manque de place. Mais les priorités sont aussi importantes dans le nord que dans le sud.

Keith Chiasson, député de Tracadie-Sheila

Keith Chiasson propose que la liste de priorités soit décidée par les intervenants locaux, qui se situent sur le terrain et savent où sont les besoins.

La polyvalente W. A. Losier de Tracadie, au Nouveau-Brunswick.

La polyvalente W. A. Losier de Tracadie, au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

Ghislaine Foulem demeure inquiète que plusieurs jeunes ne voient toutefois jamais ces travaux arriver.

Il y a peut-être toute une génération de jeunes qui va passer au travers des écoles, sans qu’il n’y ait eu aucune goutte de réparation, se désole-t-elle.

Plusieurs écoles du nord de la province sont vieillissantes, et les besoins ne font que commencer.

D’après le reportage d’Alix Villeneuve.

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