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Le grand chef des Nations du Traité no 6 veut la tête de la commissaire de la GRC

Le chef Billy Morin, portant une coiffe de plumes, s'adresse à la foule rassemblée sur le trottoir en parlant dans un mégaphone.

Le chef de la Nation crie d'Enoch, Billy Morin, s'est adressé à la foule assemblée devant l'édifice de la GRC d'Edmonton pour manifester contre le traitement réservé par le corps policier aux pêcheurs micmacs en Nouvelle-Écosse.

Photo : Radio-Canada / Scott Neufeld

Radio-Canada

Le grand chef de la Nation crie d’Enoch et grand chef des Premières Nations du Traité no 6, Billy Morin, ajoute sa voix à celle de chef de l’Assemblée nationale des Premières Nations (APN) pour demander la démission de la commissaire de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), Brenda Lucki.

Il a rappelé la demande du chef Perry Bellegarde devant quelque 200 personnes rassemblées devant l’édifice de la GRC d’Edmonton pour manifester en solidarité avec les pêcheurs de homard micmacs de Nouvelle-Écosse et leurs revendications concernant les droits de pêche.

Les manifestants accusent la GRC de ne pas en faire assez pour protéger les Micmacs des attaques liées aux vives tensions qui subsistent dans le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse.

Je pense que c’est devenu une habitude pour la commissaire Lucki. Ce n’est pas la première fois qu’elle se contente d’être spectatrice quand les droits et les traités des Autochtones ne sont pas respectés, martèle le chef Morin.

J’appuie totalement le chef national Perry Bellegarde lors qu’il demande sa démission.

Soutien aux micmacs

Il ajoute qu’il entend soutenir les efforts en vue de maintenir, défendre et promouvoir les droits garantis par les traités.

Qu’il s’agisse de la GRC d’Edmonton, de celle de la Nouvelle-Écosse ou de celle de n’importe où au Canada, [le corps policier] doit entendre résonner la voix du peuple lui rappeler que tout ne va pas pour le mieux en ce moment, soutient-il.

Ce n’est pas assez d’agir en spectateur pendant que la propriété de citoyens est incendiée et que les droits garantis par les traités sont violés.

Dans un jugement de 1999, la Cour suprême du Canada affirme que les Premières Nations de la côte est ont le droit de tirer une subsistance convenable de la pêche.

La cour a ensuite ajouté que le gouvernement fédéral a le droit de réglementer la pêche autochtone, mais qu’il doit justifier toute restriction imposée.

Selon le chef Billy Morin, le gouvernement fédéral doit assurer le maintien de la loi. Nous sommes d’abord les Nations du Traité no 6, mais nous sommes aussi des citoyens canadiens selon la loi et Ottawa manque à ses obligations à cet égard.

La coorganisatrice de la manifestation d’Edmonton, Ashleigh Cardinal, soutient que le choix de s’exprimer devant l’édifice de la GRC s’explique par le traitement dangereusement effrayant des Autochtones sous le regard d’une police apathique.

Ils sont là, observent la violence et la laissent faire. Pas seulement en Nouvelle-Écosse, mais partout au Canada.

Une centaine de manifestants ont également traversé le pont de la Réconciliation à Calgary.

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