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Jason Kenney tente de calmer la grogne lors du congrès du Parti conservateur uni

Vue de profil de Jason Kenney.

Jason Kenney doit tenter de garder l'approbation de ses partisans conservateurs déçus.

Photo : La Presse canadienne / Jason Franson

Audrey Neveu

Le chef conservateur albertain, Jason Kenney, a tenté de rassurer les membres de son parti lors de la dernière journée du congrès du Parti conservateur uni, samedi. Les figures de proue du PCU ont également multiplié les appels à l’unité et à la discipline, alors que le parti et son chef perdent des points dans les sondages.

Depuis qu’il a pris le pouvoir, en avril 2019, Jason Kenney a perdu 19 points de pourcentage dans les sondages de popularité.

Bien des électeurs plus conservateurs sont déçus par ce qu’ils perçoivent comme un manque d’action face à Ottawa et à la bureaucratie en Alberta. Jason Kenney a tenté de les rassurer lors de la période de questions avec les membres.

Je sais que certains membres du parti sont frustrés que nous ne nous battions pas tout le temps avec Ottawa sur tous les enjeux, mais la réalité est que parfois nous sommes en accord. Trans Mountain en est un exemple, a-t-il affirmé, alors que les critiques contre Ottawa ont fait partie des discours de tous les orateurs.

À ses yeux il s’agit avant tout de former des alliances pour faire pression sur le gouvernement fédéral, afin qu’il construise bel et bien le pipeline qu’il a acheté.

Jason Kenney affirme que c’est notamment pourquoi il a décidé de tenir le référendum sur la péréquation en Alberta l’an prochain plutôt que cette année, afin de garder une carte dans sa manche.

Le chef conservateur a également tenté de dissuader les Albertains qui pourraient être tentés par l’idée du séparatisme en Alberta. Le Parti de l'indépendance Wildrose s'est formé au cours de l'hiver dernier pour donner une option politique au mouvement Wexit.

Croyez-moi, je comprends la frustration derrière ça, mais je demande à tous d’étudier ce qui s’est passé au Québec en 1976, lorsqu’il y a eu l’élection d’un gouvernement séparatiste. Il y a eu un exode de personnes, d’entreprises et de capitaux, a affirmé Jason Kenney.

Notre province a assez de difficultés comme ça. Nous n’avons pas besoin de créer d’incertitude pour les investisseurs en nous lançant dans un débat aussi divisif.

Jason Kenney, premier ministre de l'Alberta

Selon Jason Kenney, l’Alberta compte des alliés au sein des autres provinces et doit en tirer profit pour obtenir une meilleure entente au sein de la fédération.

Quelques ministres et même le chef conservateur fédéral Erin O'Toole, qui a participé au congrès, ont martelé ce message.

Nous gagnons lorsque nous sommes unis. Lorsqu'on se divise, nous perdons et le pays perd aussi. Nous l'avons vu au Canada lorsque les libéraux fédéraux ont gagné encore et encore [durant les années 1990-2000], et ici, en Alberta, lorsque le NPD a gagné [en 2015], a rappelé Erin O'Toole.

Le parti en voie de rembourser sa dette

Plus tôt samedi, le directeur général du parti Dustin Van Vugt a indiqué que le Parti conservateur uni a commencé l’année 2020 avec une dette électorale de 1,1 million de dollars et en a déjà payé 300 000. Le but est de tout rembourser et de récolter six millions de plus d’ici l’élection provinciale de 2023.

Il affirme que Jason Kenney lui a demandé de cesser la campagne de financement lorsque la pandémie a commencé au printemps. Le parti n’a recommencé à récolter de l’argent qu’avec la réouverture de l’économie.

Dustin Van Vugt indique également que le PCU va imiter son cousin fédéral en délaissant la sollicitation au téléphone pour davantage de campagnes par courrier.

Ces dernières fonctionnent bien pour le Parti conservateur du Canada, notamment parce que le donateur-type est plus âgé. C'est également le cas des électeurs du Parti conservateur uni, dont la l'âge moyen dépasse 70 ans.

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