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Les écoles de danse lancent un appel à l’aide

À l'École de danse Quatre Temps

Les écoles de danse veulent une aide financière du gouvernement.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Des écoles de danse en Abitibi-Témiscamingue craignent de devoir fermer si la région passe en zone rouge.

Le Réseau d'enseignement de la danse (RED) demande une aide financière au gouvernement afin d'éviter la fermeture définitive de plusieurs écoles.

Dans une lettre adressée au gouvernement la semaine dernière, le RED exhorte Québec à autoriser l’ouverture des écoles et d’avoir accès à du soutien financier.

La directrice du Centre de musique et de danse de Val-d’Or, Anne-Laure Bourdaleix-Manin, craint de se retrouver dans une situation précaire comme plusieurs écoles en zone rouge qui ont dû cesser leurs activités.

Il y a des répercussions aussi, oui financières, mais aussi sur la santé mentale de ces gestionnaires, de ces écoles, de ces directions, qui ne savent plus trop quoi faire pour arriver à s’en sortir, dit-elle.

Oui, il y a les cours à distance, mais cela s’est avéré une solution très temporaire qui ne satisfait pas, de toute façon, aux exigences d’un cours régulier dans un studio, souligne la responsable.

Les écoles de danse ne répondent pas aux critères exigés par le gouvernement pour obtenir de l’aide financière, indique la directrice générale du RED Véronique Clément.

Malheureusement, il n'y a aucune case qui correspond de près ou de loin à une école de danse de loisir, donc jusqu'à maintenant, ceux qui tentent d'avoir accès à ce programme-là ne se qualifient pas.

Véronique Clément

Véronique Clément ajoute que souvent, la masse salariale, c’est des travailleurs autonomes, donc ce n’est pas calculé comme dans les entreprises en général, alors les écoles ne se qualifient pas pour ce genre de subvention là non plus. Jusqu’à maintenant, l’aide est minime, voire inexistante.

C’est un secteur qui pourrait s’éteindre si le gouvernement ne nous aide pas rapidement, affirme-t-elle.

Beatriz Mediavilla du conseil d'administration de l'école de danse PRELV à Rouyn-Noranda souhaite que le gouvernement reconnaisse les spécificités des écoles de danse.

On a fait des adaptations, on a fait des achats, on a investi temps, argent, pour préserver les jeunes et les danseurs de l'école de danse, pour qu'ils puissent continuer d'avoir ce loisir-là, et qui est vraiment important en ce moment pour leur santé mentale, affective et physique, insiste-t-elle.

En Abitibi-Témiscamingue, sept écoles font partie du Réseau d’enseignement de la danse.

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