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Plus de 45 000 nouveaux cas de COVID-19 en France, un record absolu

Un travailleur de la santé effectue une procédure auprès d'une Française.

La France est aux prises avec son plus grand nombre de cas de contamination depuis le début de la pandémie.

Photo : Reuters / Éric Gaillard

Agence France-Presse

La France a atteint un nouveau record de nouveau cas de COVID-19, samedi, avec 45 422 contaminations supplémentaires, la barre du million de cas confirmés ayant été franchie la veille.

Alors que deux Français sur trois sont désormais soumis à un couvre-feu nocturne pour tenter d'enrayer la progression exponentielle de la COVID-19, l'Assemblée nationale française a adopté samedi la prorogation de l'état d'urgence sanitaire jusqu'au 16 février.

Le projet de loi qui vise à prolonger ce régime d'exception, redéclenché samedi dernier, devrait être adopté définitivement début novembre.

Il autorise l'exécutif à instaurer des restrictions pour faire face à une période qui sera longue et difficile, a prévenu le ministre de la Santé Olivier Véran.

Le couvre-feu imposé à l'Île-de-France et aux grandes métropoles touche désormais 54 départements en plus de la Polynésie, soit 46 millions de Français privés de déplacements entre 21 h et 6 h.

Face à la deuxième vague de l'épidémie qui déferle sur le pays, le meilleur moyen de soulager l'hôpital, c'est finalement de ne pas tomber malade, a justifié le premier ministre Jean Castex.

La veille, le président Emmanuel Macron a jugé qu'il était trop tôt pour prévoir des reconfinements locaux ou plus larges, préférant attendre le milieu de la semaine prochaine [pour avoir] une vision plus claire de l'impact des mesures prises. Mais il faudra vivre avec le virus au mieux jusqu'à l'été 2021, a-t-il averti.

Le taux de positivité des tests ne cesse de grimper, atteignant samedi 16 % contre 15,1 % la veille, et seulement 4,5 % au début du mois de septembre. Le bilan s'alourdit chaque jour, avec 138 nouveaux décès, portant le total à au moins 34 645 morts.

Et la pression s'accentue à l'hôpital, où le nombre de malades graves de la COVID-19 frôle désormais les 2500 dans les services de réanimation.

La différence par rapport à la première vague c'est qu'on a toutes les pathologies chroniques de la période hivernale à prendre en charge.

Agnes Ricard-Hibon, médecin urgentiste

On essaie d'anticiper un peu plus, un peu mieux, on a plus de moyens matériels, mais pas assez de personnels soignants, a renchéri Nadège Houbgbo, infirmière en réanimation.

Armements de lits de réanimation supplémentaires, déprogrammation d'opérations, annulation de congés et appel aux volontaires... L'hôpital a sonné l'alerte générale.

Commerces en difficulté

Si la population échappe pour l'heure au confinement, le couvre-feu n'en reste pas moins difficile à digérer pour certains.

Ça va beaucoup nous affecter, s'inquiète le patron d'un bar-restaurant de Strasbourg (est), Franck Meunier, qui s'attend à une baisse de son chiffre d'affaires entre 30 et 40 %.

Dans une tribune parue dans Le Monde, la défenseure des droits Claire Hédon se demande si le couvre-feu est la mesure la plus adéquate, considérant l'ampleur de l'atteinte aux libertés qu'elle implique et en appelle à un débat public approfondi.

De son côté, le généticien Axel Kahn a estimé que la réouverture des universités à la rentrée était une erreur grossière compte tenu du nombre considérable de contaminations d'étudiants.

COVID-19             : ce qu'il faut savoir

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