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Un centre d'appels de détresse lance un cri du coeur

Une femme, que l'on aperçoit de dos, parle au téléphone dans un bureau d'un centre de crise à Vancouver.

Les appels de détresse ont augmenté alors que les dons au centre de crise Crisis Center BC ont chuté pendant la pandémie.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Radio-Canada

Alors que les appels de détresse ont augmenté, les dons au Centre de crise de la Colombie-Britannique ont chuté pendant la pandémie, soit une situation qui compromet le travail des bénévoles.

En mars, le centre a rapidement déployé des ressources en prévision d’une augmentation des appels de détresse. Des personnes ayant perdu leur emploi, des gens endeuillés, ou accablés par des problèmes de santé mentale et des pensées suicidaires ont engorgé les lignes.

Le volume d'appels a augmenté de 25 % au cours des sept derniers mois, affirme la directrice générale du centre, Stacy Ashton.

Les bénévoles représentent plus de 80 % des intervenants formés pour répondre aux appels de personnes en détresse, ajoute-t-elle. Il faut au moins 120 heures pour former adéquatement chaque bénévole et cela coûte de l’argent, dit Ashton.

Le centre répond actuellement en moyenne à près de 200 appels par jour, et ce nombre atteint parfois 280, alors qu'avant la pandémie, le nombre moyen d'appels quotidiens était d'environ 170.

Des dons en baisse

Le personnel et les bénévoles ont du mal à pallier la demande, affirme le service d’aide, qui souhaite obtenir des fonds pour aider à former plus de bénévoles.

Malgré un soutien financier provincial, le centre dépend fortement des dons de la communauté. Or, ceux-ci ont diminué ces derniers mois, car les donateurs sont également touchés par la pandémie.

Mme Ashton craint qu'un manque de ressources financières n’empêche le centre de répondre aux appels de détresse. Pendant la pandémie, le nombre de messages laissés sur la boîte vocale du centre est passé d'environ 40 à au moins 70 par jour, selon elle.

Un homme dans la chambre de son enfant.

Le système était déjà engorgé avant que la pandémie ne survienne, dit Mme Ashton.

Photo : Getty Images / Graham Oliver

Frustrant de ne pouvoir répondre

La bénévole Ivana Bilic, âgée de 31 ans, trouve difficile de ne pas pouvoir répondre à tous les appels.

C'est toujours frustrant quand vous voyez entrer des appels auxquels vous ne pouvez pas répondre ou que vous vous répondrez trop tard.

Ivana Bilic, bénévole, Centre de crise de la Colombie-Britannique

Même si elle est débordée, elle encourage les gens à faire plus que jamais appel aux services du centre.

Que les gens utilisent la ligne et la trouvent utile, c'est notre argument le plus fort pour plus de financement ou plus de ressources, croit-elle.

Avec les informations de Zahra Premji

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