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La CSQ dénonce l'absence de progrès, un an après le dépôt de ses demandes salariales

Plan rapproché de Mme Éthier.

Sonia Éthier, présidente de la Centrale des syndicats du Québec.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Rousselle

Un an jour pour jour après le dépôt de ses demandes au Conseil du Trésor, la Centrale des syndicats du Québec dénonce le silence du gouvernement, au moment où la pandémie exacerbe, selon elle, les conditions de travail inadéquates dans les milieux de la santé et de l’éducation.

Ça fait un an qu’on s’époumone aux tables de négociation et tout ce qu’on entend, ce sont des bruits de criquets, c’est-à-dire : rien, déplore la présidente du syndicat, Sonia Éthier.

Cette semaine, la CSQ lancera une campagne radiophonique reprenant le chant des grillons pour rappeler l’absence de progrès depuis un an.

Le 24 octobre 2019, la Centrale des syndicats déposait ses demandes salariales au Conseil du Trésor, soit une augmentation immédiate de 2 $ de l’heure pour ses 123 000 membres du secteur public, plus une hausse de 3 % pour les deux années subséquentes.

Coût total des propositions : 5 milliards 500 millions de dollars sur trois ans.

Entre-temps, la COVID a frappé, l’économie a écopé, et la CSQ a révisé ses demandes pour tenir compte de la nouvelle réalité mondiale.

Le syndicat demande désormais une hausse de salaire horaire de 1,75 % l’année de l’entrée en vigueur d’une entente, et de 2,05 % et 2,2 % pour les deux années qui suivront.

Ces nouvelles demandes coûteraient 2 milliards 700 millions de dollars au trésor public.

On a réduit de moitié notre demande salariale pour tenir compte du contexte économique actuel, explique Sonia Éthier. Il faut que la population se rappelle que de plus en plus, le personnel de la santé déserte, de plus en plus le personnel de l’éducation quitte les facultés et part à la retraite hâtivement.

Ça ne sert pas la population, martèle la présidente de la CSQ, qui attribue ces problèmes aux conditions de travail et aux bas salaires des travailleurs.

La CSQ demande la reprise rapide des négociations, rendue plus urgente par les lacunes observées en santé et éducation.

Le gouvernement a deux choix : il investit maintenant dans les services publics ou il laisse la maison brûler.

Sonia Ethier, présidente de la CSQ

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