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La réorganisation des soins de santé en Abitibi-Témiscamingue préoccupe les préfets

Quatre infirmières dans un corridor d'hôpital.

L'Abitibi-Témiscamingue, comme le reste du Québec, fait face à une pénurie de main-d'oeuvre dans le réseau de la santé.

Photo : iStock / Photographerlondon

La présidente-directrice générale du Centre intégré de santé et services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue (CISSSAT) Caroline Roy a rencontré des préfets de la région cette semaine pour les informer de la réorganisation de certains soins de santé en raison du manque de main-d'oeuvre.

Caroline Roy les a avisés que certains services de santé seraient délestés pour une durée temporaire de trois mois en raison de la pénurie de travailleurs, surtout d'infirmières, afin de prêter main-forte aux équipes des services essentiels.

Le président de la conférence des préfets Martin Ferron se dit particulièrement préoccupé d'un délestage des services de proximité, comme les services dans les CLSC, pour les personnes âgées ou pour les personnes souffrant de maladie auto-immune.

Les services de proximité, on n'acceptera pas qu'ils coupent là-dedans. En tout cas, moi, je ne tolérerai pas ça

Martin Ferro

Si on coupe les services de proximité aux gens les plus vulnérables, ils vont se retrouver à l'urgence ou d'autres départements qui sont déjà, alors ça devient un cercle vicieux qui va encore amplifier le problème au niveau des services. On comprend très bien qu'il comprend très bien qu'il manque du personnel [...] on comprend très bien les mesures, on n'est pas contre. On veut s'adapter pour s'assurer pour qu'il n'y ait pas de rupture totale des services, mais il y a certains niveaux où on ne peut pas se permettre de couper des services, souligne M. Ferron.

La préfète de la MRC de Témiscamingue Claire Bolduc, qui a eu une rencontre mercredi soir avec Caroline Roy, affirme que les élus se sont tout de suite mis en mode solution pour résoudre le problème.

Une pénurie temporaire ne doit pas se traduire en perte de service permanente, indique Claire Bolduc. Nous, c'est dans cette optique-là que l'on va travailler. On va travailler pour comprendre ce qui se passe au CISSSAT. Ça ne sert à rien de se déchirer sur la place publique, c'est une situation qui est provinciale. Il y a une pénurie d'infirmières partout au Québec.

Elle reconnaît que la situation est inquiétante, mais croit que les élus doivent soutenir le CISSSAT pour trouver des solutions. C'est que l'on peut faire, c'est attirer de la main-d'oeuvre, mettre en valeur le territoire, énumère-t-elle.

Parmi les mesures proposées jusqu'à maintenant, Claire Bolduc a mentionné l'idée d'inviter certaines infirmières qui travaillent à North Bay à revenir sur le territoire du Témiscamingue.

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