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Les défusionnistes font de nombreuses percées

Radio-Canada

Selon les chiffres non officiels des défusionnistes, il devrait y avoir des référendums dans au moins 10 anciennes villes de l'île de Montréal et dans au moins deux arrondissements de Longueuil.

Depuis dimanche matin, les citoyens des 212 municipalités fusionnées au Québec peuvent signer les registres pour réclamer la tenue, le 20 juin, de référendums sur la défusion.

Selon les défusionistes, les arrondissements montréalais de Baie d'Urfé, Beaconsfield, Hampstead, Kirkland, Montréal-Est, Montréal-Ouest, Mont-Royal, Pointe-Claire, Senneville, Ste-Anne-de-Bellevue et Westmount ont déjà recueilli les 10 % de signatures nécessaires à la tenue d'un référendum.

Au sud de Montréal, les comités de Saint-Bruno, de Boucherville et de Saint-Lambert affirment aussi avoir obtenu dès dimanche le nombre suffisant de signatures pour la tenue d'un référendum et on se dit optimiste pour Saint-Lambert et Greenfield Park.

Dans la région de Québec, plusieurs électeurs se sont présentés dès l'ouverture des bureaux pour signer le registre.

La région compte des mouvements défusionnistes importants, entre autres à Sainte-Foy, à Sillery et à Saint-Augustin-de-Desmaures.

À Sherbrooke, le mouvement de contestation est plus marqué dans les arrondissements de St-Élie-d'Orford et de Deauville. Le maire Jean Perreault a fait parvenir à ces citoyens les études d'impacts sur le coût du démembrement pour les convaincre de rester unis à la grande ville.

En Mauricie, les citoyens de Cap-de-la-Madeleine et de Grand-Mère sont ceux qui tiennent le plus à retrouver leur ancienne ville.

À Gatineau, en Outaouais, le nombre de citoyens qui ont signé les registres est très important dans les secteurs d'Aylmer, de Masson-Angers et de Buckingham, mais il est moins élevé que prévu à Hull et Gatineau.

À Saguenay, la signature de registres a été relativement lente à démarrer. À Chicoutimi, environ un milliers de partisans de la tenue d'un référendum sont allés signer alors qu'il en faut 4658. À La Baie, le comité du OUI parle de 500 personnes, sur les 1502 requises. À Laterrière, les défusionnistes aussi ont de la difficulté à faire signer le registre. Malgré tout, les défusionnistes sont confiants d'atteindre leur objectif.

Les reportages de Catherine Lafrance et de Jacques Bissonnet

Les citoyens ont jusqu'à jeudi

La signature des registres durera jusqu'à jeudi. Pour connaître le lieu où les registres sont tenus, les citoyens peuvent téléphoner à leur Hôtel de Ville ou encore consulter les avis publiés dans les journaux.

Ce sont les résidents et les personnes morales, comme les propriétaires d'immeubles ou de commerces, qui peuvent s'inscrire.

Montréal: le coût des défusions révisé à la baisse

Le gouvernement Charest a révisé à la baisse le coût estimé des défusions municipales dans l'île de Montréal.

Il y a un mois, une étude réalisée par la firme Secor évaluait ce coût à 97 millions de dollars. Or, il serait plutôt de 59 millions, incluant les référendums. Cet écart de 38 millions s'explique par le fait que Québec n'avait pas tenu compte des économies réalisées par l'abolition de 27 conseils d'arrondissement.

Le ministre des Affaires municipales, Jean-Marc Fournier, se défend bien d'avoir gonflé les coûts des défusions, et maintient que leur impact sur le compte de taxes des contribuables sera exactement le même.

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