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Trump a « complètement foiré » sa gestion de la pandémie, accuse Obama

Barack Obama donne un discours en Floride.

L'ex-président Obama fait activement campagne pour Joe Biden.

Photo : Getty Images / Joe Raedle

Radio-Canada

L'ancien président américain Barack Obama a accusé samedi son successeur Donald Trump d'avoir « complètement foiré » dans sa gestion de la COVID-19, lors d'un discours de soutien au candidat démocrate Joe Biden à Miami, en Floride.

Huit mois après le début de cette pandémie, les nouveaux cas battent encore des records, a-t-il lancé.

Cette pandémie aurait été difficile à gérer pour n'importe quel président, mais l'idée que cette Maison-Blanche ait fait autre chose que complètement foirer est absurde, a-t-il ajouté, à 10 jours de l'élection présidentielle du 3 novembre.

Devant des Floridiens venus en voiture pour ce rassemblement en format drive-in, qui ont rythmé son discours de coups de klaxon, le premier président noir des États-Unis a reproché au milliardaire républicain de ne toujours pas avoir de plan pour combattre le coronavirus.

Un jeune Noir sortant du toit ouvrant d'une voiture.

Distanciation sociale oblige, c'est en voiture que les participants ont assisté au discours prononcé par l'ex-président Obama.

Photo : Reuters / Marco Bello

Donald Trump ne va pas soudainement nous protéger. Il n'est même pas capable de prendre les précautions les plus élémentaires pour se protéger lui-même, a-t-il ironisé, trois semaines après l'hospitalisation du président-candidat qui avait contracté la COVID-19.

Trump vote par anticipation

Le président américain sortant s'est rendu samedi matin dans un bureau de vote pour voter de manière anticipée à West Palm Beach, en Floride.

Donald Trump rejoint donc les près de 55 millions d'Américains qui ont déjà voté en vue du scrutin.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Plan moyen de Donald Trump, portant un masque, dans un bureau de vote.

Trump a « complètement foiré » sa gestion de la pandémie, accuse Obama

Photo : Reuters / TOM BRENNER

J'ai voté pour un type appelé Trump, a-t-il déclaré aux journalistes, ajoutant : C'était un vote très sûr, bien plus sûr que quand vous envoyez votre bulletin par courrier. Je peux vous le dire. Tout était parfait, très strict, dans les règles. Lorsque vous envoyez votre bulletin de vote, il ne peut pas être sécurisé de cette manière.

Le président américain avait déjà, à de nombreuses reprises, émis des doutes sur la sécurité entourant le vote par correspondance, sans jamais pouvoir avancer de preuves concrètes en ce sens.

Il a aussi affirmé auparavant que le résultat de l’élection présidentielle du 3 novembre ne serait peut-être jamais déterminé avec précision.

Le vote anticipé bat des records cette année, de nombreux électeurs préférant glisser leur bulletin en avance dans l'urne pour éviter les foules le jour de l'élection, en pleine pandémie de COVID-19.

C'est d'ores et déjà plus que le nombre de votes anticipés enregistrés au total en 2016, qui était de plus de 47 millions.

Des électeurs font la ligne pour pouvoir voter dans une rue de New York.

Les résidents de l'État de New York peuvent désormais voter par anticipation.

Photo : AP / Ted Shaffrey

Ce chiffre devrait encore augmenter puisque le vote par anticipation s’est ouvert dans l’État de New York, samedi. Avant même l'ouverture des bureaux de vote, des centaines de personnes attendaient en file.

La Floride est un État clé, où tout pourrait basculer le soir du 3 novembre. L’État, qui compte 29 grands électeurs, a été remporté par Trump en 2016 avec 1,2 point de pourcentage de plus qu’Hillary Clinton. Mais les récents sondages laissent penser que la Floride pourrait repasser dans les mains des démocrates : Joe Biden aurait 3,9 points de pourcentage d’avance sur son adversaire.

Des partisans de Trump.

L'État de la Floride est un État-clé dont les résultats pourraient être déterminants le 3 novembre prochain.

Photo : Getty Images / Jonathan Bachman

Dans cette dernière ligne droite, la gestion de la pandémie risque d’être l’un des sujets-clés. Les États-Unis connaissent une augmentation record de plus de 80 000 cas de COVID-19 et comptent désormais 8,5 millions de cas recensés.

Joe Biden a justement présenté son plan de lutte contre la COVID-19, vendredi. Je mettrai immédiatement en place une stratégie nationale. Je positionnerai le pays pour finalement vaincre le virus et retrouver nos vies. Je tendrai la main aux gouverneurs, aux maires et autres responsables dans tous les États, qu'ils soient rouges ou bleus afin de connaître leurs besoins. Une pandémie n'a pas de favoris et moi non plus. Comme je l'ai dit, pas d'État rouge ou bleu, mais les États-Unis, a-t-il dit.

Un blitz du week-end

Les deux candidats redoublent d’efforts pour tenter de convaincre les indécis. Donald Trump s'est rendu samedi en Caroline du Nord, en Ohio et au Wisconsin, avant d'aller dimanche dans le New Hampshire. Joe Biden est quant à lui allé en Pennsylvanie.

Cette élection est un choix entre un super rétablissement Trump ou une dépression Biden, a lancé Donald Trump sous le soleil de Caroline du Nord à un public convaincu, en mettant en avant sa propre guérison de la COVID-19 pour promettre une rapide reprise économique.

Donald Trump.

Le président Donald Trump a tenu une série de rassemblements, samedi, y compris en Ohio.

Photo : Reuters / Tom Brenner

Dans 10 jours nous allons remporter ce grand État et nous allons remporter quatre années de plus à la Maison-Blanche, a-t-il encore martelé dans l'Ohio, rappelant sa victoire qui avait fait mentir les sondages en 2016.

De son côté, Joe Biden, le ton vigoureux, mais qui mène campagne à un train de sénateur et limite les contacts avec la foule au nom des précautions sanitaires, avait organisé deux rassemblements au format drive-in, s'exprimant sur une scène décorée de citrouilles d'Halloween et devant ses partisans klaxonnant depuis leur voiture.

[Vendredi] était la pire journée que nous ayons eue, mais jeudi soir encore, lors du débat, Donald Trump a dit et continue de dire que nous sommes au bout du tunnel, que [le virus] s'en va et que nous allons apprendre à vivre avec. Je lui ai dit que nous n'apprenons pas à vivre avec, mais qu'il nous demande de mourir avec, a-t-il asséné.

Il n'a toujours pas de plan, a-t-il martelé.

Malgré les sondages, qui donnent toujours huit points d'avance en moyenne à Joe Biden à l'échelle nationale, Donald Trump se veut toujours aussi optimiste.

Nous ne sommes pas en retard, nous sommes en avance. Nous sommes en avance par rapport à là où nous étions il y a quatre ans et la vague sera encore plus grosse qu'il y a quatre ans, il y a encore plus d'enthousiasme maintenant, a-t-il assuré vendredi soir.

COVID-19             : ce qu'il faut savoir
Avec les informations de Agence France-Presse

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