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Le dépistage de masse de la COVID-19 en cours dans le Restigouche

Après Campbellton samedi, le public est invité à se présenter à l'aréna Inch Arran de Dalhousie, dimanche.

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Des gens font la file à l'extérieur du centre civique.

Journée de dépistage de la COVID-19 au Centre civique Memorial de Campbellton, au Nouveau-Brunswick, le 24 octobre 2020.

Photo : Courtoisie de Ian Comeau, via CBC

Radio-Canada

La première de deux journées de dépistage massif de la COVID-19 s’est déroulée samedi à Campbellton, au Nouveau-Brunswick. Les responsables de santé publique espèrent réaliser jusqu’à 2000 tests pendant la fin de semaine.

Ces deux journées s’inscrivent dans les efforts déployés pour freiner la transmission communautaire du coronavirus dans la région du Restigouche, aux prises depuis le début du mois d’octobre avec une éclosion de COVID-19.

On comptait samedi 50 cas actifs de COVID-19 dans cette région de la province, et les initiatives de dépistage de masse ont pour objectif de découvrir si de nouveaux cas d’infection existent chez des personnes asymptomatiques qui pourraient transmettre le virus sans le savoir.

Journée de dépistage dimanche à Dalhousie

La population semblait au rendez-vous pour les tests de dépistage au Centre civique Memorial de Campbellton, samedi.

La seconde journée de dépistage se déroule dimanche, le 25 octobre, à l’aréna Inch Arran de Dalhousie, de 9 h à 19 h.

Aucun rendez-vous n’est nécessaire. Il suffit de se présenter avec sa carte d’assurance maladie.

Les responsables de santé publique rappellent que cette journée ne s’adresse qu’aux personnes qui ne ressentent aucun symptôme.

Si quelqu’un ressent des symptômes qui s’apparentent à ceux de la COVID-19, on demande de rester à la maison et d’appeler immédiatement le 811 pour être dirigé vers un centre de dépistage et passer un test sans tarder.

Dre Russell dans un studio de télévision.

Dre Jennifer Russell, médecin hygiéniste en chef du Nouveau-Brunswick, en septembre 2019.

Photo : Radio-Canada

La docteure Jennifer Russell, médecin hygiéniste en chef du Nouveau-Brunswick, est dans la région du Restigouche depuis vendredi. Elle a fait la tournée des radios communautaires et a rencontré, virtuellement, des élus de la région pour faire le point sur la situation.

J’ai été faire une visite ce matin, a-t-elle mentionné samedi, première journée de tests à Campbellton. J’ai rencontré le personnel qui fait le dépistage pour leur remercier de leurs efforts et de leur travail. J’ai vu des gens avec la distanciation physique en attendant leur dépistage, et ça va très bien.

La médecin hygiéniste devrait d'ailleurs demeurer sur le terrain plusieurs jours.

La visite de la Dre Russell semble avoir été appréciée par les responsables locaux. Elle a permis, selon plusieurs d'entre eux, de clarifier les directives et la stratégie de la Santé publique pour freiner la contagion. Ils ont fait savoir qu'une communication claire avec la population était essentielle.

Le maire de Balmoral, Charles Bernard, explique que la présence de la médecin hygiéniste aide la région à se sentir accompagnée devant le défi qui vient de se présenter.

Le président du Forum des maires du Restigouche, Charles Bernard, le 19 août 2020.

Le maire de Balmoral, Charles Bernard, le 19 août 2020.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Le Restigouche s'est senti à part dans la première vague, a dit M. Bernard, évoquant une éclosion de COVID-19 dans la région à la fin mai. La deuxième vague, on commençait encore à se sentir un peu isolés du reste de la province.

Dès lundi, les citoyens du Restigouche devraient commencer à recevoir par la poste un dépliant explicatif les informant sur les mesures à suivre pour aider à contrecarrer la transmission du virus et ramener la région dans la zone jaune.

On réalise qu'il y a quand même des gens au Restigouche, dans la zone 5, qui n'ont pas de système de communication électronique, a souligné Charles Bernard.

Le Restigouche, zone orange

La région du Restigouche, qui est la zone 5 de la province, est une zone orange, selon le plan de rétablissement du Nouveau-Brunswick. En raison du risque élevé de propagation du virus, ces directives s’appliquent aussi à Belledune, une communauté qui en temps normal n’est pas incluse dans la zone 5.

En plus des activités autorisées et interdites pour une telle zone (Nouvelle fenêtre), les responsables de santé publique ont ajouté une restriction importante : on demande aux résidents de limiter leurs contacts à leur bulle formée d’un seul ménage, plus un soignant professionnel ou un aidant naturel ou encore un membre de leur famille immédiate (parents, enfants, frères et sœurs, grands-parents).

Le port du masque est obligatoire dans les espaces publics, à l’intérieur comme à l’extérieur, dans la zone 5.

Une femme aux cheveux blonds courts a sur son nez et sa bouche un masque en tissu blanc avec des motifs d'ancres de bateau.

Une femme portant un masque en public.

Photo : Reuters / Kai Pfaffenbach

Les élus reconnaissent que certaines consignes sanitaires ont peut-être été négligées ou mal comprises par la population.

La mairesse de Campbellton, Stephanie Anglehart-Paulin, espère que c’est le début de la fin. On va savoir qu’il y a des gens qui se promènent qui a le COVID. On veut juste savoir qu’il n’y en a pas, et là on va être good to go 14 jours , dit-elle.

Charles Bernard, le maire de Balmoral, implore les gens de se faire dépister et d’aider les responsables de la santé.

Il y a des gens qui parlent, il y a des gens qui parlent pas, qui ne donnent pas l'information, selon nous. C'est très important de la donner. Il n’y a personne qui va être blâmé, il n’y a personne qui va aller en prison, a plaidé M. Bernard.

Le député libéral de Restigouche-Ouest, Gilles LePage, dit pour sa part se sentir impuissant face à cette flambée de cas. Il n’arrive pas à convaincre certaines personnes de porter le masque, et de ne pas faire de rassemblement.

Gilles Lepage en entrevue à l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick, à Fredericton.

Gilles LePage, député libéral de Restigouche-Ouest, en 2019.

Photo : Radio-Canada

Malheureusement ce qui arrive, c’est qu’on est dans une période, maintenant, de questionnement. La première fois, c’était clair et précis, tout le monde en avait peur. Mais là, on a vu des situations où est-ce que les enfants sont retournés à l’école, les bars sont encore ouverts, et il y a de la contradiction entre : le bar peut être ouvert, mais je peux juste voir une personne de ma famille. Donc, il y a quand même de la contradiction pour le public en général, affirme M. LePage.

Blaine Higgs, le premier ministre du Nouveau-Brunswick, a évoqué cette semaine la possibilité que le Restigouche revienne en phase rouge. Ce serait la première fois que ce cas se présenterait depuis le déconfinement initial.

Avec des renseignements de Wildinette Paul et Nicolas Steinbach

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