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La COVID-19 a fait chuter les revenus de l’archidiocèse de Saint-Boniface

Monseigneur Albert LeGatt.

Monseigneur Albert LeGatt lors d'une messe en télédiffusion, au printemps.

Photo : Daniel Bahuaud

La pandémie de COVID-19 a précipité une baisse fulgurante des dons de fidèles des paroisses de l’archidiocèse de Saint-Boniface. Cependant, grâce aux prélèvements automatiques et d’autres nouvelles technologies, les revenus de l’archidiocèse se stabilisent de nouveau.

Dans les premiers mois de la pandémie, les sommes prélevées auprès des paroisses ont baissé de 30, 40, voire 60 %, selon l'archevêque de l'archidiocèse de Saint-Boniface, Albert Legatt. À ce moment-là, l’archidiocèse envisageait un déficit mensuel de 70 000 $, indique-t-il.

La taxe diocésaine est une importante source de revenus pour l’archidiocèse. En 2019-2020, elle représentait 1,5 million de dollars de revenu sur un budget de 5,8 millions de dollars.

En temps normaux, la taxe de 20 % est perçue sur toutes les quêtes du dimanche et les dons individuels reçus par les paroisses. Or, en temps de pandémie, l’archidiocèse a décidé de la baisser à 10 % pour les mois de mars à août. Pour les six mois suivants, elle sera de 15 %, selon M. Legatt.

De plus, l’archidiocèse a décidé de ne pas faire de mises à pied parmi ses 135 travailleurs à temps plein et ses 40 travailleurs à temps partiel. C’était une décision de principe, voire même de valeurs, affirme Mgr. Legatt.

Les dons aux paroisses ont maintenant repris, avec des sommes qui se rapprochent doucement de celles d’avant la pandémie. C’est dû, notamment, à un effort de collecte de fonds dans les paroisses encouragé par l’archidiocèse.

Les paroisses ont reçu la directive de demander des dons par courriel, entre autres. Or, beaucoup des listes de courriels des paroissiens n’étaient pas à jour et il a fallu un important effort pour les reconstituer.

De plus, l’archidiocèse encourage les fidèles à instaurer le prélèvement automatique de dons dans leur compte, une pratique bien implantée dans certaines paroisses, mais quasi inexistante dans d’autres.

Le diocèse va être capable de continuer, peut-être qu’il y aura un certain déficit cette année, mais on choisit de ne pas simplement se coucher à terre et faire le mort. On préfère continuer à desservir les paroisses et aider les fidèles à vivre leur foi en communauté, affirme Mgr. Albert Legatt.

Par ailleurs, la collecte de fonds annuelle la Campagne du Bon Pasteur, qui sert normalement à financer la formation de séminaristes et de prêtres, servira aussi cette année à aider le diocèse dans son manque de revenu, selon l’archevêque.

La campagne est en cours de lancement, dit-il, et la quête se déroulera le premier dimanche de novembre.

L’archidiocèse s’adapte

Outre ses soucis financiers, l’archidiocèse est également confronté aux restrictions sanitaires qui chamboulent les activités de l’église, dont les messes dominicales. Celles-ci prennent maintenant de nouvelles formes, explique Albert Legatt, il faut s’adapter.

Il y avait un curé d’une de nos paroisses un peu plus petites, en campagne [qui a commencé à diffuser la messe en direct, au début de la pandémie]. Je lui ai dit : comment ça va? Il m’est revenu avec la remarque : j’ai trois fois et demie le nombre de personnes qui assistent à la messe qu’auparavant, raconte l’archevêque.

Il relativise cette réussite. Ce n’est pas simplement des fidèles qui pratiquaient, qui venaient tous les dimanches. C’est des gens intéressés, curieux, c’est sûr que ce ne sont pas des gens dans les bancs d’église, mais ça veut dire qu’il y a la soif de vie spirituelle, de valeurs, de source d’espoir, dit-il.

Il reconnaît aussi que les fidèles pourraient former l’habitude de ne pas aller à la messe, et de plutôt allumer un écran. Il y a danger de ceci, mais le plus qu’on peut relier en ce temps-ci les paroissiens, plus on va renforcer la communauté, conclut Mgr. Legatt.

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