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Le Séminaire de Chicoutimi teste l'enseignement virtuel

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Le bâtiment extérieur avec le panneau d'affichage

Le Séminaire de Chicoutimi a mis l'enseignement virtuel au banc d'essai vendredi.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Même si les écoles de la région continuent de dispenser les cours en classe, le Séminaire de Chicoutimi a offert l’enseignement à distance à certains de ses élèves, vendredi.

Il s’agissait d’une journée d’essai au cas où le passage de la région en zone rouge forcerait le déploiement de mesures de confinement.

Une classe vide avec 32 élèves de cinquième secondaire visibles sur un écran : le laboratoire de chimie de Mathieu Fortin-Gagnon avait l’air bien différent.

Normalement, en situation non à distance, en présentiel, Mme Villeneuve vous aurait rempli une seringue de gaz, a-t-il lancé aux jeunes, pour illustrer le contraste que provoque l'enseignement virtuel.

L’enseignant en sciences en secondaire 1 et 5 croit que la pire chose serait de ne pas avoir de plan B et de suspendre les cours, si les jeunes devaient rester à la maison.

L'enseignant Mathieu Fortin-Gagnon assis à son bureau dans une classe devant une tablette et de l'équipement.

Mathieu Fortin-Gagnon enseigne les mathématiques au Séminaire de Chicoutimi.

Photo : Radio-Canada / Catherine Paradis

Là, au moins, ils peuvent aller chercher le bagage de connaissances liées au laboratoire, même si nous sommes à distance, a signifié l’enseignant, assis derrière un bureau parsemé d’objets scientifiques.

Dans une autre classe, Alain Morin partageait l'écran où il avait gribouillé des calculs mathématiques au groupe branché avec lui pour la période.

Je pense que l'attention va être là autant, mais pour eux ça va peut-être être un peu plus difficile de garder leur concentration, parce qu'ils ont tous leurs jouets.

Alain Morin, enseignant, Séminaire de Chicoutimi

Par jouets, il entend, bien sûr, les appareils électroniques, qui ne sont habituellement pas permis en classe. Pour certains, la tentation est grande.

J’avais nécessairement envie d'aller sur mon téléphone, parce qu'en classe je ne l'ai pas mon téléphone et là je l'avais juste à côté de moi, a confié Antoine Daoust, un élève de 3e secondaire qui a passé la journée dans sa chambre.

L’expérience de l’enseignement virtuel lui a plu, mais le manque d’interaction avec enseignants et camarades de classe lui a manqué.

Savoir s’adapter

La directrice du Séminaire, Bianca Tremblay, veut documenter l’enseignement en ligne et ses tenants et aboutissants.

Le jeune va absorber cinq heures de matière. La façon d'enseigner est différente pour nos profs et ça, on l'apprend en le testant, constate-t-elle.

Si un facteur fait consensus entre les élèves et les profs, c’est que nul ne souhaite que cette pratique doive devenir une réalité.

D'après le reportage de Catherine Paradis

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