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L'accusé de la fusillade de Fredericton souffre d'un trouble délirant, selon un psychiatre

Matthew Vincent Raymond a été emmené à la Cour du Banc de la Reine de Fredericton, le 13 mars 2020.

Matthew Vincent Raymond, en mars 2020 (archives).

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

La Presse canadienne

Un psychiatre qui a témoigné au procès de Matthew Raymond relativement à la tuerie survenue à Fredericton a déclaré que l'accusé souffrait de trouble délirant. Il a dit ne pas être en mesure de déterminer si l'accusé était criminellement responsable.

Le Dr Scott Woodside a déclaré vendredi aux jurés que l'accusé avait refusé de parler des fusillades du 10 août 2018 lors de leurs rencontres au cours des deux dernières années.

Matthew Raymond, 50 ans, est accusé de meurtre au premier degré relativement à la mort de Donnie Robichaud, Bobbie Lee Wright et des policiers de Fredericton Robb Costello et Sara Burns.

Les portraits de quatre personnes.

Les victimes de la fusillade de Fredericton en 2018. De gauche à droite : Robb Costello, Sara Burns, Donnie Robichaud, Bobbie Lee Wright.

Photo : Radio-Canada

La défense admet que Matthew Raymond a tiré sur les victimes, mais tente de prouver qu'il ne devrait pas être déclaré criminellement responsable en raison d'un trouble mental.

Le Dr Woodside a indiqué qu'il n'avait pas suffisamment d'informations pour déterminer si Matthew Raymond n'était pas criminellement responsable au moment des meurtres.

Le médecin a expliqué que sans pouvoir parler des meurtres à l'accusé, il ne peut pas faire de lien entre sa maladie et ses actes.

Un autre psychiatre, le Dr Ralph Holly, qui a témoigné la semaine dernière, a établi un diagnostic de schizophrénie.

M. Woodside a souligné que la schizophrénie et les troubles délirants sont des maladies mentales majeures. Les deux peuvent provoquer des symptômes de psychose, a-t-il déclaré aux jurés.

Matthew Raymond pensait que la fin du monde approchait et que des gens voulaient lui faire du mal, a dit M. Woodside, affirmant qu'il était paranoïaque.

Plus tôt dans le procès, on a montré au jury de nombreux exemples de vidéos et d'images que Matthew Raymond avait visionnées sur son ordinateur et abordant des théories du complot, des canulars et des moyens d'identifier les personnes comme des démons.

Le psychiatre a dit qu'il croyait que Matthew Raymond pouvait se souvenir de plus qu'il avait laissé entendre lors de leurs entretiens. Il a dit que l'accusé lui avait dit que certaines questions ne pouvaient être débattues qu'au tribunal. Toutefois, il n'y avait aucune indication qu'il simulait sa maladie mentale, selon M. Woodside.

Il a indiqué que Matthew Raymond était en mesure de décrire les événements qui l'ont effrayé. Il a affirmé que l'accusé lui avait dit qu'il avait entendu la voix d'un jeune garçon sous sa fenêtre l'appelant à venir jouer à l'extérieur.

M. Woodside a déclaré que Matthew Raymond lui avait dit qu'il entendait des bruits tard dans la nuit qu'il prenait pour des menaces, qu'il ne pouvait pas dormir et qu'il avait retiré ses armes de son sac.

Il ne pouvait pas vraiment expliquer ce qu'était la menace ou ce qu'il pensait que cela signifiait, a dit M. Woodside.

Le psychiatre a ajouté que Matthew Raymond lui avait dit qu'une semaine avant les fusillades, il aurait su qu'ouvrir le feu sur quelqu'un était illégal et moralement répréhensible. Mais, a dit M. Woodside, il n'était pas disposé ou capable d'articuler ce qu'il pensait au moment précis des crimes.

Lors du contre-interrogatoire par la procureure Jill Knee, M. Woodside a déclaré que Matthew Raymond lui avait dit qu'il n'avait aucun lien antérieur avec les personnes qui avaient été tuées par balles.

Le procès se poursuivra lundi.

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