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Élections en C.-B. : les moments forts de la campagne électorale

Les trois chefs des principaux partis marchent en trois endroits différents.

John Horgan, Sonia Furstenau et Andrew Wilkinson se sont déplacés tous les jours, malgré la pandémie.

Photo : La Presse canadienne / Jonathan Hayward / Jonathan Hayward / Darryl Dyck

Jamais une campagne électorale n'a été aussi virtuelle en Colombie-Britannique en raison de la pandémie de COVID-19. Même si les face-à-face avec les électeurs et les journalistes ont été rares, les chefs des partis n'ont pas échappé à quelques imprévus.

Le 21 septembre, John Horgan a déclenché des élections anticipées. Le chef du Nouveau Parti démocratique était à la tête d'un gouvernement minoritaire depuis trois ans et demi. Il a donc demandé aux électeurs de lui donner une majorité.

Ses principaux adversaires ont immédiatement dénoncé une décision cynique et irresponsable en temps de pandémie. Une organisation citoyenne a même annoncé qu'elle poursuivrait John Horgan en justice pour violation de la loi sur les élections.

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La promesse fracassante des libéraux

Dès les premiers jours de la campagne, les partis se sont dépêchés de recruter des candidats dans les 87 circonscriptions de la province, tandis que leurs chefs se déplaçaient dans les circonscriptions clés, majoritairement dans le Grand Vancouver.

Le 28 septembre, le chef du Parti libéral de la Colombie-Britannique, Andrew Wilkinson, a tenté une percée en promettant de suspendre la taxe provinciale de vente pendant un an s'il arrive au pouvoir.

Le NPD a répondu par la promesse de donner jusqu'à 1000 $ par famille dès sa première année au pouvoir.

Malaise lors du débat

Le 13 octobre, les chefs des principaux partis se sont affrontés dans l'unique débat de la campagne. Ils ont répété leurs propositions sur la santé, le logement et la lutte contre les changements climatiques, mais c'est leur réponse à une question sur le privilège blanc qui a fait le plus réagir.

Andrew Wilkinson, Sonia Furstenau et John Horgan chacun derrière un lutrin, lors du débat.

Les chefs des trois principaux partis ont croisé le fer lors du seul débat télévisé de la campagne électorale en Colombie-Britannique.

Photo : Radio-Canada

Andrew Wilkinson a affirmé qu'une mère de Lillooet avait donné son nom à son nouveau-né après qu'il l'avait aidée à accoucher quand il était médecin. John Horgan, lui, est remonté à son enfance, quand il jouait avec des camarades autochtones et sud-asiatiques. Je ne voyais pas la couleur des gens, a-t-il déclaré.

Pour de nombreux commentateurs, les deux chefs n'ont pas saisi la notion de privilège blanc, même si John Horgan s'est excusé quelques minutes après le débat et a promis de travailler à mieux comprendre l'expérience des personnes de couleur.

Un candidat libéral démissionne

Le 15 octobre, le Parti libéral a annoncé que Laurie Throness, candidat dans la circonscription de Chilliwack-Kent, consentait à ne plus porter les couleurs du parti. La veille, Laurie Throness avait comparé la contraception gratuite à l'eugénisme.

Le député Laurie Throness sourit.

Le député libéral Laurie Throness avait déjà tenu des propos controversés sur les thérapies de conversion.

Photo : John Lehmann

La controverse ne s'est pas arrêtée là : Andrew Wilkinson a été critiqué au sein de son propre parti pour ne pas avoir exclu Laurie Throness quand celui-ci avait fait des commentaires sur les personnes gaies et lesbiennes et avait défendu un article sur la thérapie de conversion.

Des candidates du Parti libéral ont aussi été critiquées pour une blague jugée sexiste et des positions controversées sur les droits des personnes LGBTQ.

Le NPD, lui, s'est vu contraint de défendre à plusieurs reprises son candidat dans la circonscription de Stikine, Nathan Cullen, d'abord sur les conditions de sa nomination puis concernant ses propos envers le candidat libéral Roy Jones fils.

Record de vote par la poste

Élections BC estime que 478 000 personnes ont déjà voté par la poste, en plus des plus de 680 000 personnes qui ont voté par anticipation.

Dans les deux derniers jours de la campagne, les chefs ont encouragé les électeurs qui n'avaient pas encore voté à le faire samedi. Toutefois, du fait de la méthode de comptage, les résultats des élections pourraient ne pas être connus avant plusieurs jours.

Bannière du dossier réunissant la couverture électorale.

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