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Someone New : un premier album pour Helena Deland

La chanteuse est entourée de végétation tropicale.

« Someone New » est le premier album officiel de la chanteuse, qui a déjà sorti cinq microalbums.

Photo : Tess Roby

Radio-Canada

Après avoir sorti cinq microalbums en quatre ans, la Montréalaise d’adoption Helena Deland lançait le 16 octobre son premier album officiel, Someone New, un album poignant, en anglais, qui devrait apaiser les doutes qui habitent la chanteuse sur sa place dans l’industrie.

Née à Vancouver d’un père francophone et d’une mère irlandaise, Helena Deland vit à Montréal depuis maintenant plusieurs années. Depuis ses débuts, en 2016, elle s’est attiré les éloges de prestigieux magazines musicaux à l’international, dont Les Inrockuptibles et Pitchfork, qui a d’ailleurs accordé la note de 7,9 sur 10 à Someone New, ce qui est plutôt généreux pour la publication.

Avec sa voix douce et enivrante, l’artiste propose un son personnel et authentique, tantôt rock, tantôt électro, souvent folk.

Il y a Bjork, Joni Mitchell, des espèces de légendes féminines, c'est sûr. Mais dans le plus folk, il y aurait Nick Drake et Sibylle Baier, explique-t-elle au journaliste Nabi-Alexandre Chartier au sujet de ses influences.

Doute, quand tu nous tiens

Malgré les critiques positives, la jeune artiste a vécu des insécurités en lien avec son choix de carrière.

J’ai eu beaucoup de doutes par rapport à ma carrière musicale, [je me demandais] si ça valait la peine, si j’avais raison de continuer, raconte-t-elle à Eugénie Lépine-Blondeau, chroniqueuse culturelle à l’émission Tout un matin.

« Dans la façon dont les [microalbums] ont été faits, c’était des collaborations avec des gens qui étaient vraiment capables de faire avancer le projet loin sans mon [intervention]. Je pense que j’avais des insécurités par rapport au succès de ces microalbums-là, à savoir si ça me revenait ou pas. »

Peur de déplaire ou syndrome de l’imposteur, quoi qu’il en soit, avec son dernier album, elle a affronté ses sentiments.

Là, c’était le temps de me prouver à moi-même. Cette espèce de confrontation était assez inspirante pour déclencher le processus.

Portrait de la chanteuse Helena Deland.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La pochette de « Someone New », une création de l'artiste multidisciplinaire Xavier Bélanger-Dorval

Photo : Page Facebook de Helena Deland / Xavier Bélanger-Dorval

Repartir à zéro

Comme le laisse présager son titre, Someone New (quelqu’un de nouveau), le nouvel album de la chanteuse, s’inspire des angoisses qui peuvent être créées par l'arrivée d'un nouvel amant dans notre vie, mais appliquées à la redécouverte de soi.

C'est vraiment une métaphore sur l'espèce de fantasme de se réinventer soi-même, plutôt que de rencontrer quelqu'un d'autre qui va ultimement nous permettre d'être quelqu'un de nouveau.

Les 13 chansons de Someone New sont le fruit d’un travail qui aura duré deux ans et qui s’est terminé juste avant le premier confinement, en mars dernier. C’est un disque apaisant, qui peut en accompagner plusieurs en cette période de pandémie.

Malheureusement, ça ne peut pas être physiquement rassembleur, mais ça reste une espèce de réconfort dans ces moments durs qu'on est en train de traverser.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article

Avec les informations de Nabi-Alexandre Chartier et d'Eugénie Lépine-Blondeau.

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