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William Rousseau, le gardien de but qui rêvait de voler

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William Rousseau inspecte l'aile d'un petit avion rouge.

Le reportage de Guillaume Piedboeuf

Photo : Radio-Canada / Guillaume Piedboeuf

Débarqué chez les Remparts au mois d’août comme l’un des meilleurs jeunes gardiens de but au Canada, William Rousseau partage depuis son temps entre la glace du Centre Vidéotron et le ciel de Québec. C’est que l’athlète de 17 ans a deux plans de carrière : joueur de hockey professionnel et pilote d’avion.

Comme il songeait sérieusement prendre la voie des universités américaines, l’ancien porte-couleurs des Estacades de Trois-Rivières avait dégringolé au repêchage de juin 2019, permettant aux Remparts de le choisir en 5e ronde.

On voyait nos chances qu’ils viennent à Québec de 50-50, mais on avait plusieurs choix en milieu de repêchage et on pensait que le risque en valait la peine , relate Patrick Roy.

Un an plus tard, le pari s’est avéré payant. Voyant la pandémie de COVID-19 frapper les États-Unis et le climat politique s'envenimer au sud de la frontière, le jeune trifluvien s’est laissé convaincre par les Remparts, au printemps.

L’idée de jouer pour un légendaire gardien de but a-t-elle pesé dans la balance? Peut-être pour ses parents! lance l’ex-numéro 33, en riant. C’est que Rousseau est né en 2003, l’année où Roy a accroché ses jambières. Il ne l’a jamais vu jouer.

William Rousseau prépare son décollage à bord de l'avion.

William Rousseau quelques minutes avant le décollage.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Piedboeuf

La piqûre pour l'aviation

Pour attirer le jeune gardien à Québec, l’entraîneur-chef devait surtout s’assurer qu'il puisse poursuivre ses deux passions. En parlant avec son agent, c’était clair qu’il voulait être pilote d’avion et ce cours-là était bien important pour lui, explique Patrick Roy.

J’ai eu la piqûre à 12 ans en prenant un vol vers l’Europe. Personne d’autre autour de moi fait ça, raconte le jeune homme, qui n’a jamais dérogé de ce plan depuis. Ma première option, c'est vraiment le hockey. Je suis un passionné. J’aime être sur la glace et m’améliorer, mais si ça ne marche pas, j'ai un bon plan B.

Comme les règlements de la LHJMQ permettent d’aider les joueurs financièrement avec leurs études, les Remparts ont décidé de payer le cours de pilotage du jeune gardien de but au collège iFly. Depuis le début du camp d’entraînement, William Rousseau saute sur la patinoire avec ses coéquipiers en matinée, mais alors que ces derniers se plongent dans leurs livres de cégep, en après-midi, il prend le chemin de l’aéroport de Québec.

L’adolescent y a vécu une grande première, début août, en s’envolant aux commandes d’un petit avion pour la première fois.

Je m’attendais à ce que ce soit un peu comme avec mon simulateur. Peut-être un peu de force G. Mais c’est vraiment quelque chose quand tu regardes à ta gauche et que tu vois le sol s’éloigner.

William Rousseau

Des débuts attendus avec les Remparts

Quant à ce qui se passe sur la patinoire, Patrick Roy est déjà élogieux envers le jeune portier, qui partagera le filet avec le vétéran Thomas Sigouin, cette saison. Il faudra toutefois attendre la reprise de la saison de la LHJMQ pour le voir à l'oeuvre dans la cage des Diables rouges.

William Rousseau inspecte son avion.

Le cours de pilotage était une condition essentielle de la venue du Trifluvien à Québec.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Piedboeuf

Ce que j'aime de lui, c'est sa technique. Toujours bien positionné devant son filet. Bonne lecture de jeu. C'est un gars qui est calme devant le filet, alors je suis convaincu qu'il va connaître une belle carrière junior.

Ayant porté les couleurs du Canada à l’international, William Rousseau pourrait bien entendre son nom au prochain repêchage de la Ligue nationale de hockey. C’est l’objectif, admet-il, mais pas question de trop s’en mettre sur les épaules.

Si je fais bien, je vais me faire remarquer. Mais si je commence à stresser avec ces affaires-là, ça risque d’affecter mon jeu.

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