•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Elle ouvre un bar ludique à Val-d’Or en pleine pandémie

Kristel Aubé-Cloutier est derrière le comptoir de son bar.

Kristel Aubé-Cloutier relèvera le défi d'ouvrir un nouveau bar en pleine pandémie.

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

Ouvrir un bar en pleine période de pandémie: voilà le projet un peu fou que réalise la Valdorienne Kristel Aubé-Cloutier avec son entreprise Mixologie Station Ludik.

Entrepreneure depuis maintenant un an, la jeune femme d’affaires de 30 ans a vécu comme d’autres les enjeux de la pandémie en mars dernier. Le projet Évasion-AT, lancé avec deux associés dans les locaux de la Cabane de Val-d’Or, a été freiné dans son élan quand le Québec a été mis sur pause.

Malgré le départ de ses partenaires d’affaires, Kristel Aubé-Cloutier a fait le choix de regarder en avant et bâtir son nouveau projet qui allie les jeux de société et la mixologie.

Le contexte actuel de la pandémie amène un lot de restrictions pour un établissement du genre et Kristel Aubé-Cloutier reconnaît que le contexte n’est pas idéal.

C’est sûr que démarrer une entreprise en pleine pandémie, ce n’était pas mon premier choix, reconnaît-elle. Je ne me suis pas dit: "yé!, voilà un beau défi, je vais essayer ça!" Mais j’y travaille depuis un an et avec tous les efforts et l’argent que j’y ai mis, je n’avais pas envie de juste dire tant pis. J’ai envie que ça fonctionne.

Avoir un plan B

La jeune entrepreneure suit évidemment avec attention l’évolution de la pandémie de COVID-19 au Québec et dans la région. Si l’Abitibi-Témiscamingue devait virer au rouge, elle serait contrainte de fermer les portes du bar. Elle a cependant déjà imaginé un plan B pour maintenir une partie de ses services à l’extérieur de ses locaux.

La clé va être de pouvoir s’adapter, croit-elle. Le fait d’avoir réfléchi à ce qui pourrait arriver, à comment on réagirait, ça enlève un certain stress. Oui ça se peut qu’on ferme, mais maintenant qu’on sait qu’on sera capable de s’adapter, ça me permet de penser à autre chose et de continuer mes activités sans être trop stressée.

Une larve posée sur une tranche de lime sur le bord d'un cocktail.

Station Ludik a offert, il y a quelques mois, des ateliers de mixologie cocktails-insectes. (archives)

Photo : gracieuseté Kristel Aubé-Cloutier

Peu d’appétit pour le lancement d’entreprises

Les exemples comme celui de Kristel Aubé-Cloutier ne sont pas très nombreux depuis quelques mois, confirme Marie-Andrée Mayrand, directrice du Service local et entrepreneurial de la MRC de la Vallée-de-l’Or.

Elle estime que 30 % des demandes d’aides formulées à la MRC ces jours-ci concernent des projets de démarrage, contre 70% pour de l’expansion ou de la croissance.

Le lancement d’entreprises n’est pas tout à fait au neutre, mais c’est sûr que les gens ont certaines craintes, explique-t-elle. La première question qu’ils se posent, c’est est-ce le bon moment de partir en affaires? Ils sont conscients qu’il y a des risques. On sent des intentions, mais avant de passer à la création, il y a encore des défis à surmonter.

Mme Mayrand ajoute que les secteurs qui pourraient être touchés par de nouvelles fermetures, comme les bars, les restaurants ou les commerces de détail, attirent moins d’intérêt présentement.

Par contre, on sent que plein de petites idées créatives et innovatrices trottent dans la tête des gens, avec tous les exemples qui sont véhiculés dans les médias depuis plusieurs mois. Les gens sont en mode de les valider et de les creuser plus loin. L’appétit est plus à la réflexion qu’à la création.

Andrée Mayrand, directrice du service local et entrepreneurial

Sentiment de fierté

Malgré des remises en question fréquentes, Kristel Aubé-Cloutier dit pour sa part lancer son nouveau projet avec un immense sentiment de fierté.

En un an, j’ai vécu une séparation d’associés, un changement de structure de l’entreprise, plein de dégâts d’eau et une pandémie mondiale. D’ouvrir aujourd’hui et de me dire que j’ai réussi à me rendre ici malgré toutes les situations, ça me rend très fière, conclut-elle.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !