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Que cachent ces nouveaux emballages de chocolat?

Alors que la fête de l’Halloween est chamboulée un peu partout au pays, l’offre en chocolat, elle, ne prend pas de repos. Nouveaux formats, nouvelles saveurs : l’industrie du chocolat ne semble jamais à court d’idées pour se réinventer, comme l'a constaté L'épicerie.

Des barres de chocolat de marque Kit Kat de différentes saveurs et différents formats

Des barres de marque Kit Kat de tous les formats

Photo : Radio-Canada

La fin du mois d’octobre a des allures de fête pour les fabricants de chocolat. L’Halloween représente de 15 % à 20 % de leurs ventes annuelles. En 2019 seulement, le marché du chocolat de confiserie s’est chiffré à 3,5 milliards de dollars, une hausse de 4 % par rapport à l’année précédente. Quatre grands joueurs se partagent environ 50 % du marché : Nestlé, Hershey, Cadbury Adams et Lindt & Sprüngli.

En plus des traditionnelles barres de chocolat que les consommateurs affectionnent depuis toujours, on trouve maintenant des produits d’apparence plus raffinée aux saveurs du moment (chocolat noir, matcha, etc.) qui suggèrent une expérience gustative moins culpabilisante.

La tendance est à la gourmétisation, explique Jordan Lebel, professeur à l’École de gestion John-Molson de l’Université Concordia, qui a consacré sa thèse de doctorat au chocolat. On propose un produit qui semble plus haut de gamme pour aller chercher de nouveaux adeptes. Le but étant de s’approprier une part toujours plus grande du fameux espace tablette, grande convoitise des fabricants.

Jordan Lebel et Johane Despins devant un alignement de barres de chocolat.

Jordan Lebel et Johane Despins examinent des barres de chocolat.

Photo : Radio-Canada

Haut de gamme signifie-t-il meilleur pour la santé? Rien n’est moins sûr, selon la nutritionniste Stéphanie Côté : Les gens qui mangent des barres qui contiennent du chocolat noir parce que ça semble plus santé, ce n’est pas un argument valable. Qu’elles soient enrobées de chocolat noir ou de chocolat au lait, la valeur nutritive est à peu près la même.

La folie des minis

Des sacs de chocolat.

Sacs de chocolat de format mini.

Photo : Radio-Canada

Autre terrain de jeu de l’industrie : les formats mini, vendus en sac sous forme de bouchées, dont la popularité a explosé au cours des dernières années. On parle d’une croissance d’à peu près 10 % dans ce secteur. Il y a beaucoup, beaucoup de sous à faire, explique M. Lebel.

On mise cette fois sur la tendance du grignotage, ou snacking. On s’est aperçu que le consommateur est moins attentif quand il grignote. Quand il pige dans un sac en regardant un film, il ne garde pas un compteur mental de ce qu’il a mangé et, au final, il consomme plus.

Une bonne nouvelle pour les ventes : ces petits sacs se vendent jusqu’à 6 $ l’unité. Mais gardez en tête qu’un sac de bouchées d’environ 200 grammes équivaut à pas moins de quatre barres de chocolat de format régulier!

Contourner l’achat impulsif

Au-delà des nouveaux formats, la présence de chocolat près des caisses au supermarché ou à la pharmacie demeure une véritable mine d’or pour les fabricants. Avec la COVID-19, c'est quelque chose qui nous inquiète, affirme Corinne Voyer, directrice de la Coalition québécoise sur la problématique du poids. Les files d'attente sont plus longues. De plus en plus de commerces nous font sillonner des allées de bonbons et de chocolat. Le consommateur est alors plus enclin à l’achat impulsif pour se faire plaisir ou pour inciter les enfants à patienter encore un peu.

Des piles de barres de chocolat.

Toutes les barres de chocolat comparées par L'épicerie.

Photo : Radio-Canada

Pourrait-on imaginer des produits frais plutôt que des présentoirs de friandises aux caisses? Le Royaume-Uni, la Nouvelle-Zélande et la ville de Berkeley, en Californie, ont tenté le coup.

Près de ces caisses santé, la vente de produits riches en sucre, en sel et en gras est interdite. Ces initiatives s’inscrivent dans le cadre d’un plan global de lutte contre l’obésité. Le Royaume-Uni interdit également les rabais de style 2 pour 1 sur ce type de produits.

Une solution applicable au Québec?

Stéphanie Côté et Johane Despins parlent de  barres de chocolat.

Stéphanie Côté parle des barres de chocolat.

Photo : Radio-Canada

C’est une demande qui figure dans la liste de politiques publiques que nous aimerions voir chez nous, explique Mme Voyer. Ça permettrait aussi de relancer notre économie, de favoriser les produits locaux et d’encourager nos maraîchers , ajoute-t-elle.

Quant au chocolat, quel qu’il soit, Stéphanie Côté préconise une approche toute simple : il s’agit d’un aliment plaisir, que l’on doit déguster avec modération, sans culpabiliser!

Le reportage d’Isabelle Vallée et de Johane Despins est diffusé à L’épicerie mercredi à 19 h 30 à ICI Télé et en rediffusion le dimanche à 13 h 30. À ICI RDI, ce sera le samedi à 17 h 30 et en rediffusion le dimanche à 16 h 30.

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