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Grève des employés de soutien de l’Université d’Ottawa : le ton monte

Des employés de l'Université d'Ottawa, en grève, agitent des pancartes.

Quelque 1300 employés de soutien de l’Université d’Ottawa sont en grève depuis lundi.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Conseillers en santé mentale, coordonnateurs de laboratoires de recherche, techniciens à la librairie sont parmi les quelque 1300 employés de soutien de l’Université d’Ottawa en grève depuis lundi.

Insatisfait de la dernière offre patronale pour le renouvellement de la convention collective, le Syndicat du personnel de soutien de l'Université Ottawa (PSUO), affilié à la Fédération des enseignantes-enseignants des écoles secondaires de l'Ontario (FEESO), demande à l'Université d’Ottawa de négocier une entente juste et équitable pour tous les membres.

Nous sommes disposés à retourner à la table [de négociations] à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, et même toute la fin de semaine s’il le faut, fait valoir la présidente du PSUO, Marcelle Desmornes.

Selon le syndicat, les négociations achoppent notamment sur la question du régime de soins de santé et sur l’embauche de nouveaux employés.

Nos membres sont en première ligne avec les étudiants et ils sont épuisés parce que de nombreux postes [une centaine] ne sont pas pourvus poursuit Mme Desmornes.

Deux manifestants affiche à la main et masque au visage.

Marcelle Desmornes, présidente du syndicat du personnel de soutien de l’Université d’Ottawa (PSUO) et son vice-président Jonathan Degan.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Poudrier

Si l’université a été capable de fonctionner depuis le début de la pandémie, c’est grâce à l’ingéniosité et la passion de nos membres [et ils] méritent d’être respectés pour ce travail.

Marcelle Desmornes, présidente du Syndicat du personnel de soutien de l’Université d’Ottawa (PSUO)

Un impact significatif

L’impact de cette situation est significatif, selon Mme Desmornes, tant pour les employés, sans salaire pendant la grève, que pour les étudiants qui, pour certains, n’ont pas accès à leur aide financière.

D’autant plus que cette grève survient à un bien mauvais moment, souligne quant à elle une employée de l'Université d'Ottawa, Annie Mercier, qui occupe le rôle de coordonnatrice des stages à l’École de service social.

Ça joue aussi sur la santé mentale, avec non seulement la pandémie, mais le fait d'être en grève, ça nous apporte un gros stress. C’est une énorme coupure dans nos revenus.

Annie Mercier, coordonnatrice des stages à l’École de service social de l’Université d’Ottawa
Une femme porte un masque et un chandail de l'Université d'Ottawa. Elle parle au micro de Radio-Canada.

Annie Mercier, coordonnatrice des stages à l’École de service social de l’Université d’Ottawa

Photo : Radio-Canada

Au cours de l’été, l’Université a présenté une offre finale, jugée inacceptable par le PSUO. Les membres l’avaient rejetée à 80%, donc le signal est clair, dit la présidente.

Entre-temps, les employés de soutien de l'Université d'Ottawa disent être dans l'attente d'une réponse de leur employeur pour retourner à la table de négociations.

J’aimerais que l’université [reconnaisse] comment les employés de soutien sont un grand morceau de la structure qui fait fonctionner cette université, qu’ils nous témoignent un peu plus de respect et qu’ils démontrent un peu plus d'humanité en ces temps de pandémie. C’est des temps difficiles pour tout le monde.

Marcelle Desmornes, présidente du Syndicat du personnel de soutien de l’Université d’Ottawa (PSUO)
Des employés de l'Université d'Ottawa brandissent des pancartes dans les rues d'Ottawa.

Selon le syndicat, les négociations achoppent notamment sur la question du régime de soins de santé et sur l’embauche de nouveaux employés.

Photo : Radio-Canada

Dans un courriel envoyé à Radio-Canada vendredi, l'Université d'Ottawa répond être résolue à conclure une entente négociée qui reflète le rôle important joué par nos employés de soutien dans la vie de nos étudiants, professeurs et employés [et] disposée à discuter avec le syndicat pour conclure une telle entente.

L’Université a écouté les membres du PSUO et a apporté des améliorations substantielles à sa proposition depuis le dépôt de son offre en juin. Nous croyons qu’une entente négociée peut être conclue, écrit un porte-parole de l'institution.

Avec les informations de Jean-François Poudrier

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