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Le combat de championnat du monde tant attendu pour Custio Clayton

Custio Clayton administre une droite à un adversaire durant un combat.

Custio Clayton se battra samedi pour un premier titre mondial (archives).

Photo : Facebook

Custio Clayton espère se réveiller dimanche matin en étant de champion de monde. Le boxeur attend sa chance de se battre pour le titre depuis au moins deux ans. Il aura l’occasion de réaliser son objectif samedi soir aux États-Unis.

Le natif de North Preston en Nouvelle-Écosse affrontera Sergey Lipinets, originaire du Kazakhstan, pour le championnat intérimaire des poids mi-moyens de la Fédération internationale de boxe (IBF).

Ce dernier a brièvement été champion du monde chez les 140 livres et montre une fiche de 16-1, avec 12 victoires par KO. Je m’attends à ce qu’il se batte de façon agressive, comme il l’a fait dans le passé, a indiqué Clayton, joint à Uncasville au Connecticut, pendant sa préparation finale pour son combat.

L’athlète de 33 ans, invaincu en 18 combats chez les professionnels, dont 12 KO, ne compte pas s’en laisse pas imposer. Il a l’intention de montrer son savoir-faire dans le ring et convaincre ses détracteurs qu’il mérite d'être reconnu parmi l’élite.

Je sens que j’ai ma place et je vais le montrer samedi soir.

Custio Clayton

Éric Bélanger, avec qui il s’entraîne depuis qu’il a déménagé à Ottawa, croit que le duel contre Lipinets va permettre à son protégé de montrer sa versatilité.

Il a beaucoup d’outils qu’il n’a pas pu démontrer encore dans sa carrière, a-t-il souligné. Ça va prendre une performance parfaite, mais je pense que çe sera un combat explosif, qui va vraiment permettre de montrer qui est Custio Clayton.

L’entraîneur avoue que le niveau de stress avant la confrontation risque d’être un peu plus élevé qu’à l’habitude en raison de l’importance de l’événement, mais il assure que Clayton s’en sert surtout comme motivation.

Un boxeur écoute les instructions d'un entraîneur dans un gymnase.

Le boxeur Custio Clayton (à gauche) en compagnie de son entraîneur Éric Bélanger (archives)

Photo : Radio-Canada

L’héritage des boxeurs noirs de la Nouvelle-Écosse

Il se motive en pensant aussi à l’implication historique d’une victoire samedi. Celui qui a représenté le Canada aux Jeux de Londres en 2012 deviendrait le premier boxeur noir de la Nouvelle-Écosse à remporter un titre mondial depuis 1900.

Une victoire me changerait pour toujours, a-t-il mentionné à Radio-Canada. Je pense que ça permettrait vraiment de montrer aux boxeurs noirs et aux les boxeurs de la Nouvelle-Écosse en général que le travail acharné est récompensé.

En raison de la pandémie, l’entourage de Clayton ne pourra pas être sur place pour le combat, mais il sait qu’il pourra sentir l’appui de ses proches jusqu’au Connecticut, où il n’est accompagné que par Bélanger.

Le plan de match pour les deux hommes est simple. Gagner, peu importe comment, a lancé l’entraîneur, en français. À ses côtés, le boxeur, unilingue anglophone, a accueilli la déclaration avec un large sourire.

Le langage de la victoire est universel. Le but est de remporter le combat et de ramener ça au Canada, a ajouté Clayton en anglais, pour s’assurer que le message soit compris, de toutes les façons possibles.

Avec les informations de François Le Blanc

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