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COVID-19 : Medicago compte produire 76 millions de vaccins d’ici juin

Un scientifique travaillant dans un laboratoire.

Tous les pays du monde auront-ils un accès égal au vaccin contre la COVID-19?

Photo : Reuters / Anton Vaganov

Félix Morrissette-Beaulieu

Medicago obtient un contrat historique de 173 millions de dollars du gouvernement fédéral pour produire 76 millions de doses de vaccins contre la COVID-19. La pharmaceutique de Québec se donne comme objectif de commencer la production vers la deuxième moitié de 2021.

Jamais l’entreprise de Québec n’a obtenu un contrat de production aussi important.

On n’a aucun vaccin autorisé de façon commerciale à ce jour-ci, indique Nathalie Landry, vice-présidente aux affaires scientifiques et médicales. Un vaccin de Medicago contre l’influenza est actuellement en révision par Santé Canada.

C’est vraiment notre premier contrat. C’est un moment extrêmement important dans la vie de Medicago. On est vraiment reconnaissant de ce vote de confiance de la part du gouvernement canadien

Nathalie Landry, vice-présidente aux affaires scientifiques et médicales chez Medicago

L’entreprise espère pouvoir présenter un candidat vaccin contre la COVID-19 au début de 2021. On pense que la démonstration de l’efficacité va être faite dans la première moitié de 2021.

On pense raisonnablement que le vaccin va être disponible à la deuxième moitié de 2021, ajoute-elle, dépendamment des délais dans l’approbation des autorités canadiennes.

Ces 76 000 doses doivent être produites dans les installations de Québec et de Raleigh-Durham en Caroline du Nord, aux États-Unis.

Vendredi matin, le gouvernement fédéral a annoncé qu'il investit 214 millions de dollars dans le développement et la fabrication de vaccins candidats, dont celui de la pharmaceutique de Québec.

Des plantes dans une usine de la société Medicago

La société québécoise Medicago fabrique des vaccins et des médicaments à partir de plantes.

Photo : Radio-Canada

Des phases réalisées en accéléré

Les résultats de la première phase, qui vise à tester l'efficacité du candidat vaccin, seront présentés dans les prochains jours, selon Mme Landry. Un total de 180 personnes y ont participé.

Ça s’est très bien passé. À ce jour-ci, il n’y a pas eu de problème ou de signal qui demandaient une pause dans les études cliniques, précise la vice-présidente.

La phase deux devrait débuter en novembre.

Durant cette deuxième phase, 400 personnes testeront le vaccin, notamment des adultes allant jusqu’à 65 ans, des personnes âgées et des patients avec des problèmes de santé.

La phase trois, en décembre, permettra de tester le vaccin sur 30 000 personnes. C’est la dernière étape pour déposer un dossier à Santé Canada pour obtenir une autorisation.

En temps normal, ces trois phases prennent environ six ans, selon Mme Landry.

Notre vie est en accéléré depuis le mois de mars. On ne lâche pas, on est comme tous les citoyens, on veut avoir un vaccin efficace le plus rapidement possible, ajoute la vice-présidente.

À savoir si les premiers vaccins administrés aux Canadiens proviendront de chez Medicago, il s’agit d’une possibilité, selon Mme Landry.

D’autres vaccins dans le monde sont actuellement à leur phase trois. Le Canada a réservé des doses de ces vaccins candidats potentiels. Il y a des gens qui sont un peu plus avancés en développement, que nous le sommes. L’idée, c’est d’avoir un vaccin efficace disponible rapidement.

Actuellement, le Canada possède des ententes avec six autres entreprises à travers le monde qui mènent des études cliniques.

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