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Facebook inaugure son tribunal d’honneur pour examiner des publications retirées

Mark Zuckerberg, derrière une table, se lève pour saluer la Commission. Des gens sont assis dans la salle derrière lui.

Le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, témoigne devant la Commission sénatoriale de la justice et du commerce.

Photo : Reuters / Aaron Bernstein

Radio-Canada

Vous êtes en désaccord avec la décision d’Instagram ou de Facebook de retirer l’une de vos publications? Vous pouvez désormais vous faire entendre devant le conseil de surveillance de ces réseaux sociaux, un tribunal d’honneur indépendant qui pourra même forcer les deux réseaux à publier à nouveau le contenu.

À l’heure où les géants du web livrent une guerre sans merci aux fausses nouvelles et aux mouvements conspirationnistes, l’inauguration d’une forme de cour suprême indépendante pour les différentes plateformes du groupe Facebook tombe à point.

Elle arrive une semaine après qu’un article controversé du New York Post portant sur les liens entre le fils de Joe Biden et un groupe pétrolier ukrainien a été la cible de mesures anti-désinformation de Twitter et de Facebook, s’attirant les foudres des partisans et partisanes de Trump, qui crient à la censure.

Les membres du Parti républicain siégeant au Sénat ont répliqué, jeudi, afin de citer à comparaître les deux dirigeants de ces plateformes, Jack Dorsey (Twitter) et Mark Zuckerberg (Facebook), en lien avec cette affaire.

Une équipe indépendante

C’est d’ailleurs pour se soustraire aux critiques politiques et médiatiques que Mark Zuckerberg avait annoncé plancher sur une telle structure externe.

L’histoire du New York Post est un exemple de cas litigieux qui pourrait être entendu par le conseil de surveillance lancé par Facebook jeudi.

Une fois la plainte reçue, un groupe indépendant du réseau social, composé notamment de spécialistes en droit et de juristes, devra l’examiner. Sa décision sera ensuite imposée à Facebook, qui pourrait être forcé de republier le contenu.

Nous ne pourrons pas examiner tous les appels, mais nous voulons que nos décisions aient la portée la plus large possible, et nous prioriserons les cas qui ont potentiellement un impact sur le plus grand nombre d’utilisateurs et d'utilisatrices, qui sont d’une importance critique pour le débat public ou qui soulèvent des questions sur le règlement de Facebook.

Catalina Botero-Marino, coprésidente du conseil de surveillance

Le conseil de surveillance pourra également émettre des recommandations pour mettre à jour certaines politiques de modération.

La transparence de mise

Ce tribunal indépendant s’inscrit dans une mouvance pour une meilleure transparence des réseaux sociaux. TikTok s'est aussi jointe à la partie jeudi en annonçant qu’elle ajouterait des informations sur les politiques transgressées par ses utilisateurs et ses utilisatrices lorsqu’une de leur vidéo sera retirée de sa plateforme.

Les internautes pouvaient porter en appel la décision de l’application mobile chinoise, mais n’avaient pas accès aux raisons entourant le retrait de leur contenu.

Avec les informations de Le Monde, Washington Post, et The Verge

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