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Coupable d'agressions, Brian Boucher est officiellement déchu de sa prêtrise

Brian Boucher au palais de justice de Montréal.

Brian Boucher, qui était prêtre, a été condamné à purger une peine de huit ans de prison pour avoir agressé sexuellement deux mineurs.

Photo : CBC News

Radio-Canada

L'Archidiocèse de Montréal affirme que Brian Boucher, condamné en 2019 pour des agressions sexuelles à l'endroit de deux garçons, a été officiellement déchu de sa prêtrise.

L'archevêque Christian Lépine l'avait renvoyé de l'état clérical l'année dernière à la suite de la conclusion d'un processus judiciaire au sein de l'Église, mais cette décision pouvait faire l'objet d'un appel.

L'Archidiocèse de l'Église catholique de Montréal a déclaré vendredi qu'aucun appel n'avait été déposé, rendant la décision définitive.

Une étape importante pour les victimes

Selon Alain Arsenault, avocat pour de nombreuses victimes dans des recours collectifs contre des organisations religieuses, c'est plutôt rare qu'une organisation religieuse rende compte publiquement de l'exclusion d'un de ses membres.

Ça représente surtout le fait que le diocèse est sérieux dans ses démarches, a-t-il dit en entrevue à Radio-Canada. [...] L'Église dit, c'est pas tolérable, on l'exclut. C'est tout à son honneur et ça représente la première partie de la reconnaissance dont les victimes ont besoin.

Brian Boucher a écopé de huit ans de prison en mars 2019 pour des agressions sexuelles sur deux garçons. Il avait été reconnu coupable dans un cas et avait plaidé coupable dans l'autre.

Il a travaillé dans 10 églises de la région de Montréal entre 1985 et 2015. Les agressions ont eu lieu dans deux églises entre 1995 et 2011.

Un examen pour déterminer le rôle de l'Église

Un examen effectué par une ancienne juge de la Cour supérieure du Québec sur le comportement de l'Église dans le cas du prêtre Brian Boucher devrait être rendu public le mois prochain.

Peipita G. Capriolo a déposé son examen au début de septembre et Mgr Lépine a dit qu'il prenait connaissance des constats et étudiait les recommandations.

Mgr Lépine a fait la demande pour cet examen en novembre dernier. Il a déclaré dans une entrevue à ce moment qu'il voulait déterminer qui savait quoi et quand au sujet des cas de sévices sexuels dans cette affaire.

Mgr Lépine avait demandé à Mme Capriolo d'établir une ligne du temps des agressions sexuelles et de recommander à l'archidiocèse des moyens pour améliorer la manière dont il traite les plaintes.

L'archidiocèse a déclaré qu'il commenterait une fois le rapport rendu public.

Nous partageons de tout coeur la douleur et la souffrance des victimes, de leurs familles et de leurs communautés. Nous n'accepterons jamais que de tels crimes soient commis et qu'ils restent dans l'ombre.

Christian Lépine, archevêque de Montréal, dans un communiqué
Mgr Lépine en tenue de prêtre.

Mgr Lépine a lancé une enquête pour faire la lumière sur les actes pédophiles au sein de cinq diocèses du Québec.

Photo : Radio-Canada / Charles Contant

L'archidiocèse a annoncé qu'il embaucherait un tiers pour vérifier le nombre et la nature des affaires de sévices sexuels concernant le clergé catholique depuis 1950.

Une autre ancienne juge qui avait initialement été chargée de gérer l'audit est décédée subitement en juillet 2019, retardant les procédures.

Comme c'est le cas pour de nombreux organismes, la pandémie aura causé des retards dans les échéanciers, a souligné l'archidiocèse de Montréal. Néanmoins, une fois le rapport Capriolo rendu public, l'audit statistique sera une des prochaines priorités.

Avec les informations de La Presse canadienne

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