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Alimentée au GNL, l’aluminerie Alouette économisera 7 M$ par année

Coulage d'un lingot d'aluminium à l'Aluminerie Alouette, à Sept-Îles.

Québec octroie également 15,7millions de dollars à l’aluminerie Alouette pour convertir ses installations à l’alimentation au gaz naturel liquéfié.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Radio-Canada

Une première desserte de gaz naturel liquéfié sera déployée sur la Côte-Nord. Le gouvernement du Québec finance 8,5 millions des 13 millions de dollars nécessaires à l’entreprise Énergir pour qu’elle alimente l’aluminerie Alouette en gaz naturel liquéfié (GNL).

Le président et chef de la direction par intérim de l’aluminerie, Michel Huot, affirme que cette transition du mazout au GNL permettra à Alouette d’économiser 7 millions de dollars en énergie et de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 15 000 tonnes par année.

Vue sur l'Aluminerie Alouette à Sept-Îles

L'Aluminerie Alouette à Sept-Îles (archives)

Photo : Evelyne Côté

Pour le moment, seule l’aluminerie pourra profiter de cette première desserte. Toutefois, selon le vice-président développement pour l’entreprise Énergir, Étienne Champagne, l'utilisation des isoconteneurs pour le transport du GNL, des conteneurs réfrigérés qui peuvent être déplacés par camion, permet une flexibilité pour s'adapter à d'autres industries.

Par contre, ajoute-t-il, ça prend quand même des infrastructures pour recevoir le GNL et le vaporiser. L’avantage de cette solution-là, c’est que la rentabilité peut s’adapter puisqu’on peut aller chercher de petits volumes avec le concept des isoconteneurs.

Pour faire du GNL, le gaz naturel sous forme gazeuse est refroidi à très basse température. Il devient alors liquide et occupe un volume nettement réduit. Il peut alors être transporté plus efficacement.

Le GNL est souvent gazéifié à nouveau, c’est-à-dire qu’on lui redonne sa forme gazeuse, avant son utilisation finale comme combustible.

Québec octroie également 15,7 millions de dollars à l’aluminerie Alouette pour convertir ses installations à l’alimentation au gaz naturel liquéfié.

Ottawa contribue aussi au financement de cette adaptation pour un montant de 15 millions de dollars, annoncé cet été.

Les travaux seront réalisés en 2021 et la mise en service est prévue à la fin de la prochaine année.

Des camions livrant du gaz naturel comprimé.

Des camions avec du gaz naturel comprimé

Photo : Certarus

Ces sommes investies par Québec sont tirées de montants dédiés à des projets de transition énergétique sur la Côte-Nord qui avaient déjà été annoncés en mai 2019.

Le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles et ministre responsable de la Côte-Nord, Jonatan Julien, avait alors fait l'annonce d'un investissement de 25 millions de dollars pour la construction des infrastructures de stockage du GNL et de regazéification nécessaires aux industriels de la Côte-Nord.

Sommes toujours disponibles pour la conversion au GNL

Un autre montant de 45 millions de dollars avait aussi été réservé pour la conversion au gaz naturel des industriels qui sont de grands consommateurs de produits pétroliers dans la région.

Un chercheur manipule du gaz naturel liquéfié dans un laboratoire.

Du gaz naturel liquéfié

Photo : GNL Québec

Jonatan Julien assure donc que des sommes sont toujours disponibles pour d’autres projets d’alimentation en GNL sur la Côte-Nord :

Cette enveloppe est la première subvention autorisée dans le cadre du programme qu’a mis en place le ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles en janvier 2020, précise le ministre. Un programme d’aide justement pour la construction d’infrastructures de stockage de GNL et de regazéification au bénéfice des établissements industriels de la Côte-Nord et du Nord-du-Québec.

Avec les informations de Laurence Royer

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