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« L’heure est grave dans la Capitale-Nationale » - Geneviève Guilbault

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Geneviève Guilbault, vice-première ministre du Québec et responsable de la région de la Capitale-Nationale

Le reportage de Marie Maude Pontbriand

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

En raison des plus de 160 éclosions de COVID-19 et du pire bilan au Québec au chapitre des cas actifs par habitant, la ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale craint « des ruptures de soins dans certaines activités » si la population « ne se ressaisit pas rapidement ».

L'heure est grave dans la Capitale-Nationale et Chaudière-Appalaches, a lancé Geneviève Guilbault lors d’un point de presse avec les maires de Québec et de Lévis. On observe un relâchement dans l'application des mesures de santé publique qui amène la croissance des cas qu'on connaît depuis un certain temps et qui amène des problématiques majeures dans nos deux régions.

La vice-première ministre du Québec juge que les chiffres parlent d’eux-mêmes. En Chaudière-Appalaches, les cas sont quatre fois plus nombreux que lors de la première vague. Dans la région de la Capitale-Nationale, les éclosions ont doublé depuis le 2 octobre.

Délestage

Plusieurs hôpitaux ont été forcés d'annuler des interventions chirurgicales et de limiter leur offre de services parce qu’ils sont eux-mêmes aux prises avec d’importantes éclosions. C’est le cas à l’Institut universitaire de cardiologie et pneumologie de Québec (IUCPQ), à l’Hôtel-Dieu de Lévis et à l’Hôpital de Thetford Mines notamment.

Quand c'est rendu un moment donné que tu ne peux plus te faire opérer ou tu ne peux plus te faire soigner pour un autre problème de santé qui n'a rien à voir avec la COVID, c'est grave, insiste la ministre Guilbault.

Lui-même en rémission d’un cancer de la prostate, le maire Régis Labeaume s’est mis un instant dans la peau des patients dont les traitements pourraient être repoussés en raison de la COVID-19. Je m'imagine mal moi, penser que quand mon tour était venu, qu'on me dise qu'on ne sait pas quand j'allais être opéré, a-t-il laissé tomber, assis aux côtés de la ministre.

Régis Labeaume porte un masque.

Le maire de Québec, Régis Labeaume

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Rouselle

On est à un point de bascule, et être à un point de bascule, c’est dangereux, a poursuivi le maire. Il y a une chance sur deux que l’aiguille tombe du mauvais côté.

Lassitude et fatigue

Régis Labeaume et Geneviève Guilbault affirment du même souffle comprendre la lassitude et la fatigue qui se fait sentir au huitième mois de la pandémie. Ils demandent malgré tout aux résidents de la grande région de Québec de se ressaisir et de suivre les mesures sanitaires en vigueur.

Manifestement, il y a des gens qui ne les suivent pas, ou qui ne les suivent plus. Et pourtant, on est vraiment dans un moment critique dans la lutte [contre le] virus, a commenté la ministre.

Elle invite aussi les employeurs qui le peuvent à favoriser le télétravail au maximum étant donné que près de la moitié des éclosions sont dans les milieux de travail. La Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) a d’ailleurs annoncé vendredi qu’elle allait intensifier ses interventions sur le terrain pour s’assurer du respect des mesures sanitaires dans les entreprises.

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