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Fin du plafond de production de pétrole en Alberta

Un site pétrolier près d'une rivière.

Ces plafonds étaient en place depuis janvier 2019.

Photo : La Presse canadienne

Émilie Vast

L'Alberta cessera de fixer des limites mensuelles de production de pétrole à partir du mois de décembre. Le gouvernement provincial dit vouloir notamment favoriser la création d’emplois. 

Dans un communiqué de presse diffusé vendredi, le ministère de l’Énergie rappelle que ces plafonds avaient été instaurés en janvier 2019 afin que la production ne dépasse pas la capacité d’exportation.

Le but de cette mesure temporaire était de protéger la valeur du pétrole de la province et empêcher le brut canadien d’être vendu au rabais, peut-on lire dans le document. 

En raison de la pandémie et du ralentissement économique, cela fait plusieurs mois que la production est bien en dessous des limites établies, précise le ministère.

Il donne l’exemple du mois d’août, où la production a été de 3,10 millions de barils par jour, alors que le plafond est fixé à 3,81 millions de barils quotidiens.

Le maintien de la stabilité et de la prévisibilité du secteur des ressources est vital pour la confiance des investisseurs alors que nous naviguons dans des conditions économiques difficiles provoquées par la pandémie, la crise des prix des matières premières et un besoin en pipelines, explique la ministre provinciale de l'Énergie, Sonya Savage, dans le communiqué.

Cette décision va permettre aux entreprises de prendre les bonnes décisions en matière de production et d’investissement en fonction des réalités du marché, commente Ben Brunnen, vice-président de l’Association canadienne des producteurs pétroliers. Il parle d’une décision utile.

En revanche, il précise que pour créer de nombreux emplois, il faut augmenter la capacité d'exportation des entreprises et que cela passe surtout par la construction de pipelines.

Pour le doyen de la Faculté d’affaires de l’Université de l’Alberta, Joseph Doucet, cette décision ne change pas grand-chose. Il croit que c'est une façon d'envoyer des messages d'encouragement au secteur.

Le paramètre le plus important dans la prise de décisions des entreprises sera le prix [du pétrole], pas seulement le prix aujourd’hui, mais davantage le prix dans les 12 à 24 mois, croit M. Doucet. On anticipe une reprise lente, mais une reprise des activités économiques et donc une reprise de la demande de pétrole.

En janvier 2019, le gouvernement provincial s’était donné la possibilité d’imposer des limites de production jusqu'en novembre 2020. Il a décidé de repousser cette date à décembre 2021.

S’il en a besoin, le gouvernement pourra donc instaurer à nouveau des plafonds mensuels. Il précise qu’il donnera alors un préavis de 30 à 60 jours à l’industrie afin qu’elle ait le temps d’adapter sa production.

Mais dans son communiqué de presse, le gouvernement fait savoir que, selon les prévisions actuelles, il ne devrait pas avoir à réinstaurer de limites.

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