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Des restaurateurs de l’Outaouais impatients de pouvoir rouvrir leur salle à manger

Affiche du Chelsea Pub

La formule pour emporter ne serait pas viable pour le Chelsea Pub selon la directrice marketing.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Depuis que les salles à manger ont dû fermer, c’est l’incertitude pour bon nombre d’employés de restaurants de l’Outaouais. Au Chelsea Pub, l’impatience se fait sentir près de 2 semaines après qu’une partie de la région est passée en zone rouge.

Des restaurateurs du Québec en zone rouge ont lancé un véritable cri du cœur au gouvernement dans l’espoir de pouvoir rouvrir leurs portes après les 28 jours de fermeture imposée par la pandémie de la COVID-19. Ils ont envoyé jeudi une lettre au cabinet du premier ministre.

En Outaouais, Au Chelsea Pub, l’heure n’est pas à la fête. Pour la deuxième fois, on a encore dû mettre des gens à pieds , se désole la directrice marketing de l’établissement, Lélia Bâcle-Mainguy. Nos serveurs, nos cuisiniers sont tous dans l’incertitude. Ils nous posent beaucoup de questions auxquelles on n’a pas nécessairement les réponses aussi , ajoute-t-elle.

On se sent vraiment comme au printemps en fait, quand on n’avait vraiment aucune idée quand on allait rouvrir

Lélia Bâcle-Mainguy directrice marketing au Chelsea Pub

Mme Bâcle-Mainguy souhaite que le gouvernement soit plus clair afin que les restaurateurs puissent s’organiser. On aimerait ça, savoir ce qui va se passer pour pouvoir s’organiser et vraiment au moins prendre le devant si on le sait qu’on ne rouvrira pas après les 28 jours , dit-elle.

Selon elle, les mesures sanitaires ont été respectées de façon exemplaire pour la majorité. On pourrait rouvrir et être un endroit sécuritaire pour les gens , lance-t-elle. On est prêt à travailler en collaboration, à améliorer encore mieux les mesures sanitaires s’il le faut .

La formule pour emporter ne serait pas viable pour l’établissement, ajoute la directrice marketing. Ça nous permet de surfer la vague en attendant, mais […] ce n’est pas une option à long terme qui nous permet de survivre , admet-elle.

Des clients mitigés

Des clients aimeraient pouvoir profiter à nouveau des salles à manger des restaurants. D’autres préfèrent miser sur la prudence.

Si on a les distances, je trouve que c’est une bonne idée , estime une cliente, Rolande Laflamme. Les propriétaires des restaurants devraient avoir un peu d’argent du gouvernement pour les subventionner [en raison des pertes encourues] , lance de son côté Majda Skerl, aussi interrrogée par Radio-Canada.

Le gouvernement du Québec avait annoncé au début du mois assumer jusqu’à 15 000 $ de frais fixes des entreprises situées en zone rouge qui sont contraintes de fermer leurs portes en raison de la pandémie. Même les restaurants qui se sont tournés vers le « pour emporter » sont admissibles.

Pour sa part, Nathalie Fisher-Spalton, une autre cliente, croit qu’il vaut mieux attendre avant de permettre aux restaurants d’accueillir à nouveau des clients à l’intérieur.

C’est un peu dangereux quand même. Je pense que c’est mieux d’attendre encore quelques semaines. C’est mieux si on peut rester dehors , dit-elle.

Jeudi, en conférence de presse, le premier ministre du Québec, François Legault, a dit comprendre les arguments des restaurateurs, mais a admis que les chances de voir les salles à manger rouvrir dès le 28 octobre à Montréal et à Québec étaient  faibles .

Avec les informations d’Ismaël Sy

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