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Référendum à Témiscouata-sur-le-Lac : après le camp du oui, le camp du non s'organise

L'extérieur de l'aréna Jacques-Dubé, à Témiscouata-sur-le-Lac.

Si le camp du oui l'emporte, l'aréna Jacques-Dubé sera démoli pour laisser place à un centre communautaire récréatif (archives).

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Radio-Canada

Alors que les élus et citoyens en faveur du « projet à deux adresses » s'organisent à Témiscouata-sur-le-Lac, le camp du non entreprend aussi des actions pour faire valoir son point de vue.

La Ville organise un référendum pour savoir si, oui ou non, la population donne son aval à son projet qui comprend un aréna dans le secteur de Cabano et un centre communautaire récréatif dans le secteur de Notre-Dame-du-Lac.

Plus tôt cette semaine, on apprenait que le camp du oui compte notamment le maire de Témiscouata-sur-le-Lac, Gaétan Ouellet, ainsi que le conseiller municipal Denis Blais, qui agissent à titre de porte-paroles.

La prise de position de ces élus fait bondir les membres du camp du non.

Sa porte-parole, Ginette Bégin, estime qu'ils devraient faire preuve de plus de neutralité.

Je ne crois pas, dans une petite communauté comme la nôtre, qu'il soit souhaitable qu'un maire et qu'un conseiller soient aussi clairement affichés.

Ginette Bégin, porte-parole du camp du NON

De son côté, le conseiller municipal Denis Blais estime qu'il est parfaitement normal qu'un élu prenne position sur un projet aussi important.

Il serait paradoxal que les gens de la Ville qui essaient de faire avancer un projet ne se manifestent pas lors d'un référendum.

Denis Blais, conseiller municipal

Je rappellerais au camp du non que les conseillères Annette Rousseau et Phoebe Sirois se sont clairement identifiées dans le camp du non! Vous savez, à Québec, quand Régis Labeaume présente son projet de tramway, il ne reste pas là à ne rien dire, poursuit-il.

Ce dossier divise la population de Témiscouata-sur-le-Lac depuis l'effondrement du centre sportif Phil-Latulippe du quartier Cabano, en avril 2017.

La façade de l'hôtel de ville de Témiscouata-sur-le-Lac.

Le débat entourant le projet divise les élus à l'hôtel de ville de Témiscouata-sur-le-Lac (archives).

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

La Ville de Témiscouata-sur-le-Lac présentera lundi une maquette 3D du projet, qui comprend un aréna à Cabano et un centre communautaire récréatif à Notre-Dame-du-Lac.

Le règlement d’emprunt au cœur du litige

Le maire de Témiscouata-sur-le-Lac, Gaétan Ouellet, appuie sans réserve ce projet dont le règlement d’emprunt est de 21,5 millions de dollars.

De nombreux citoyens se sont opposés à ce projet au cours des derniers mois, le considérant trop onéreux.

Toutefois, selon le maire Ouellet, une bonne partie de ce montant est déjà financée, notamment en raison des subventions d’Ottawa et de Québec, du règlement des assurances à la suite de l’effondrement du Centre sportif Phil-Latulippe et d’une subvention du ministère des Transports et des fonds éoliens.

Le maire de la Ville souligne qu’il ne reste plus que 2,3 millions de dollars à combler. Sur ce montant, 1,5 million est réservé aux imprévus.

Si on ne pouvait pas combler ce 2,2 millions, c’est ce montant-là qu’on aurait à emprunter. Ça représente 39 $ par résidence moyenne, sur le compte de taxes, indique le maire Ouellet.

Selon le maire, les impacts de la pandémie n’auront pas de conséquence sur la facture totale du projet, mentionne-t-il.

Souvent, on me dit qu’avec la COVID, il y a une explosion dans les coûts. Mais il fait comprendre que nous, on n’est pas tenu à la plus haute ou à la plus basse des soumissions.

Gaétan Ouellet, maire de Témiscouata-sur-le-Lac

On fait le pari que de faire construire deux bâtisses en même temps amènera d’excellents prix par les entrepreneurs, précise-t-il.

Celui-ci croit par ailleurs que les taux de financement sur le marché à l’heure actuelle sont concurrentiels pour les municipalités. Gaétan Ouellet évoque des taux de 1,5 % à 2 % d’intérêts sur cinq ans.

Le camp du non met en doute le processus

Le camp du non fera, quant à lui, une présentation publique sur le règlement d’emprunt nécessaire à la réalisation du projet deux jours suivant la présentation de la maquette, soit le 28 octobre à la Sacristie de l’église de Notre-Dame-du-Lac.

Le camp du non souhaite ainsi décortiquer le règlement d’emprunt devant public.

On veut lire ce qu’il dit et ce qu’il ne dit pas pour diffuser l’information la plus objective possible aux citoyens.

Ginette Bégin, porte-parole du camp du non

Or, la porte-parole du camp du non, Ginette Bégin, explique pour sa part ne pas être pour ou contre, mais critique plutôt le processus antidémocratique du projet.

On parle d’un projet qui s’est imposé à la communauté sans que la communauté participe à son élaboration. On n’a jamais donné la parole aux citoyens, martèle Mme Bégin.

Les résultats du référendum, qui se tiendra par correspondance étant donné la situation sanitaire, doivent être dévoilés le 29 novembre.

D'après les informations de Jérôme Lévesque-Boucher

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