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L'Alberta privatise à nouveau son système d’examen de conduite

Un évaluateur prend des notes durant un examen de conduite.

Selon Ric McIver, cette décision est basée sur un sondage réalisé auprès de 3000 Albertains, des consultations avec des intervenants de l’industrie et un examen des modèles d’examens routiers du Canada.

Photo : iStock / humonia

Radio-Canada

Dès janvier 2021, les Albertains qui veulent passer un examen de conduite pour les permis de classe quatre, cinq et six, incluant donc les automobiles et les taxis, devront le faire au privé. Cela permettra d’élargir l'accès au service en plus de réduire les temps d'attentes, notamment dans les régions rurales de l'Alberta, selon la province.

À partir du 1er décembre, les Albertains pourront s’inscrire en ligne ou auprès d’un représentant local pour les examens de conduite à compter du 5 janvier, a déclaré le ministre provincial des Transports, Ric McIver.

Le nouveau système de réservation en ligne connectera directement les conducteurs avec leur agent d'enregistrement local auprès de qui ils pourront réserver leur examen de conduite.

Cette transition permettra d’avoir d'avantages de ressources pour effectuer les examens de conduite en dehors des heures normales du gouvernement, explique M. McIver.

Le retour à un modèle privé restaurera un système que les Albertains ont utilisé avec confiance pendant des années.

Ric McIver, ministre des Transports de l'Alberta

La province entend assurer la sécurité sur les routes grâce à la surveillance électronique de chaque examen. Une fois la transition complétée, le modèle de prestation privée permettra d’économiser jusqu'à 12,1 millions de dollars par an, selon Ric McIver.

188 employés pour la province

Cette décision de jeudi renverse celle de l’ancien gouvernement néo-démocrate qui avait rendu le système d’examen public, en mars 2019, afin d’avoir un meilleur contrôle sur les employés privés. L’ancien ministre des Transports, Brian Mason, estimait que le système privatisé présentait des lacunes. Il citait notamment la variation des prix entre les différents employés privés et un accès limité aux examens en milieux ruraux.

Mais selon Ric McIver, lorsque le Nouveau Parti démocratique a fait le changement, l'Alberta s'est retrouvée avec 77 employés pour toute la province.

Certaines personnes perdaient des opportunités d’emploi ou avaient de la difficulté à simplement se rendre à l’école [sans permis de conduire].

Ric McIver, ministre des Transports de l’Alberta

Un de mes premiers mandats en tant que ministre des Transports a été de trouver une solution à un problème qui affecte tant d’Alberta, indique-t-il. Et c’est pire pour les Albertains vivant dans les milieux ruraux.

Il y a actuellement 188 employés, dont 132 gouvernementaux et 56 contractuels, selon la province.

Les examens de conduite ont été suspendus en Alberta, du 19 mars au 20 juin, en raison de la pandémie. M. McIver a déclaré qu'il espère que les délais d'attente reviendront à la normale au courant du premier trimestre de l'année 2021.

Critiques du système actuel

Le président de l'Association des agents du registraire de l'Alberta, Craig Couillard, salue cette décision, ajoutant que le modèle actuel n'est pas en mesure de répondre à la demande et la COVID-19 a certainement accentué la frustration des Albertains envers le système.

En octobre, des apprentis conducteurs s’étaient d’ailleurs plaints des délais jugés trop longs pour passer leur examen de conduite.

De son de côté, le vice-président des relations entre le gouvernement et les parties prenantes de l'Association des automobilistes de l’Alberta, Jeff Kasbrick, croit aussi que cette décision jouera un rôle important dans la capacité des gens à accéder à un emploi et à subvenir aux besoins de leurs familles.

Le système actuel, malheureusement, a créé de sérieux défis pour les automobilistes en herbe, dit-il. Il s'agit notamment de longs délais d'attente qui ont été très bien documentés et qui ont conduit des gens à passer des heures interminables à chercher en ligne pour un examen routier. Beaucoup se sont même retrouvés avec peu de choix et ont dû se déplacer en dehors de leur propre communauté.

Obtenir un permis de conduire ne devrait pas présenter un tel défi.

Jeff Kasbrick, vice-président des relations entre le gouvernement et les parties prenantes de l'Association des automobilistes de l’Alberta

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