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Le nombre de morts « s'approche de 5000 » au Nagorny-Karabakh, selon Poutine

Les puissances régionales s’emploient toujours à trouver une issue diplomatique au conflit.

Image fournie par le ministère de la Défense de l'Azerbaïdjan montrant des soldats qui tirent des pièces d'artillerie.

Image fournie par le ministère de la Défense de l'Azerbaïdjan montrant des soldats qui tirent des pièces d'artillerie.

Photo : via reuters / Azerbaijan's Defence Ministry

Radio-Canada

Le président russe, Vladimir Poutine, a déclaré jeudi que le nombre de morts dans les combats qui se déroulent au Nagorny-Karabakh depuis fin septembre approcherait 5000.

Selon nos informations, le nombre de morts des deux côtés atteint environ 2000, ce qui veut dire que le nombre total s'approche des 5000 tués, a-t-il affirmé lors d'un forum de discussion diffusé en direct à la télévision.

Selon des bilans partiels, ces nouveaux combats ont fait près de 1000 morts, dont une centaine de civils. Mais les deux camps affirment aussi avoir tué des milliers d'adversaires. L'Azerbaïdjan, de son côté, ne publie pas ses pertes militaires.

Nous comprenons qu'une telle situation, quand une partie importante du territoire azerbaïdjanais est perdue, ne peut continuer, a estimé M. Poutine, qui est en contact permanent avec le président de l'Azerbaïdjan, Ilham Aliev, et le premier ministre de l'Arménie, Nikol Pachinian.

Jeudi, le président Aliev a déclaré sur Twitter que l'armée azerbaïdjanaise avait repris le contrôle de l'intégralité de sa frontière avec l'Iran, au sud du Karabakh. Des déclarations démenties ensuite par Erevan.

Des combats acharnés sont en cours le long de cette frontière et on ne peut pas parler d'un contrôle complet par l'Azerbaïdjan, a affirmé de son côté le porte-parole du ministère arménien de la Défense, Artsroun Ovannissian, cité par l'agence Ria Novosti.

L'Arménie a exclu mercredi toute solution diplomatique au conflit, sur fond d'efforts jusque-là infructueux de plusieurs pays pour négocier un cessez-le-feu durable.

Grand soutien de l'Azerbaïdjan, la Turquie joue un rôle de premier plan dans le conflit. Le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, a ainsi appelé Ankara à user de son influence considérable pour apaiser les tensions entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan.

Deux trêves humanitaires négociées dernièrement sont restées lettre morte.

Les chefs des diplomaties arménienne et azerbaïdjanaise doivent s'entretenir séparément vendredi à Washington avec leur homologue américain, Mike Pompeo.

Des soldats arméniens sur la ligne de front au Nagorny-Karabakh.

Des soldats arméniens sur la ligne de front au Nagorny-Karabakh

Photo : Reuters / STRINGER

Discussion irano-turque

Jeudi, le président turc Recep Tayyip Erdogan s’est entretenu avec son homologue iranien Hassan Rohani au sujet du conflit. Le président iranien a affirmé que le conflit doit se résoudre de façon diplomatique, ajoutant que l’Iran, la Turquie et la Russie sont capables d’aider à la stabilisation et à la paix dans la région.

Les Iraniens, qui entretiennent de bonnes relations avec les deux belligérants, craignent que le conflit déborde sur leur frontière, dans le nord-est du pays, où se situe l’Azerbaïdjan iranien, peuplé en grande majorité d’Azéris.

Ces derniers jours, l’Iran avait déploré que des obus soient tombés sur son territoire.

Depuis le 27 septembre, les forces azerbaïdjanaises ont conquis des territoires qui échappaient au contrôle de Bakou depuis les années 1990, alors qu'une guerre, dans la foulée de la chute de l'URSS, avait fait 30 000 morts et abouti à la sécession de cette région aujourd'hui peuplée quasi exclusivement d'Arméniens.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Al Mayadeen

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