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Crise des opioïdes : les grandes villes du Nord de l'Ontario demandent de l’aide

Un homme dont on ne voit que les mains tient des seringues.

La crise des opioïdes fait des ravages dans le Nord de l'Ontario.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Radio-Canada

Les maires des cinq plus grandes villes du Nord de l'Ontario unissent leur voix pour réclamer une aide gouvernementale alors que la crise des opioïdes frappe durement leurs communautés.

Les maires de Thunder Bay, Sault-Sainte-Marie, Sudbury, Timmins et North Bay sont rassemblés virtuellement jeudi pour discuter de la crise et faire front commun pour interpeller la province et le gouvernement fédéral.

Leur principal constat : ils n’ont pas les infrastructures, le personnel, ni l’expertise adéquate pour gérer la crise.

Le maire de Thunder Bay, Bill Mauro, souligne que la crise des opioïdes est vécue différemment dans le Nord de l’Ontario.

Notre capacité à affronter cette crise nous distingue des grands centres urbains. Mais cela a toujours été ainsi concernant les enjeux de santé. Les grands centres ont de plus grandes capacités pour offrir ce genre de services.

Bill Mauro, maire de Thunder Bay
Un homme lors d'un point de presse.

Le maire de Thunder Bay, Bill Mauro. (archives)

Photo : Radio-Canada / Miguel Lachance

Les maires aussi ont affirmé que la pandémie a mis en lumière les inégalités déjà existantes entre le sud et le nord de la province, en les exacerbant.

Le message que nous voulons lancer au public et aux gouvernements est que nous avons besoin de leur aide. Nous avons besoin de leur soutien, a déclaré le maire de North Bay, Al McDonald.

Al McDonald, maire de North Bay.

Al McDonald, maire de North Bay (archives)

Photo : Radio-Canada / Mathieu Grégoire

Pour les dirigeants municipaux, il ne s’agit pas de trouver des coupables à la crise des opioïdes, mais plutôt de déterminer qui a les meilleurs outils en main, la meilleure expertise et les meilleures ressources pour s’attaquer à un tel problème.

En général, il est attendu que les municipalités offrent des services comme l’entretien des routes, des égouts des espaces récréatifs, etc. Quand il s’agit de santé mentale, personne dans notre personnel n’a été formé pour gérer ça.

Al McDonald, maire de North Bay

Le maire de Timmins, George Pirie, a illustré ces problèmes structurels en évoquant une lettre qui lui a été remise par un homme qui a perdu son petit fils alors que celui-ci attendait une place dans un centre de traitement de la toxicomanie.

Les maires admettent que des solutions à long terme sont nécessaires, mais ils réclament la mise en place de mesures rapides, car les citoyens peuvent voir les conséquences de la crise dans les rues.

C’est notamment le cas au centre-ville de Sudbury, où les commerçants comptent mettre sur pied leurs propres programmes pour améliorer la sécurité et la propreté du secteur.

Une crise médicale

Dans les dernières semaines, la crise des opioïdes et la lutte contre le trafic de drogue ont été à l’avant-plan à Timmins.

Un groupe de citoyens s’est mobilisé pour lutter contre les revendeurs de drogues.

Lors d’une réunion à Timmins, la Dre Julie Samson avait partagé des statistiques montrant que la ville avait un des plus importants taux de surdoses mortelles soit 46,8 morts par 100 000 habitants dans la région.

La Dre Samson avait par la suite déclaré qui était primordial de prendre conscience qu’il s’agit avant tout d’une crise médicale plutôt qu’un problème de criminalité.

Cette approche semble faire consensus parmi les maires.

Si vous demandez à nos forces policières municipales, 80 % des appels concernent des problèmes sociaux et non criminels, a affirmé le maire de North Bay. Nous le reconnaissons, mais nous reconnaissons aussi que nous n’avons pas l’expertise [nécessaire pour gérer les problèmes sociaux].

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