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Le projet de loi pour mieux encadrer la pratique de véhicules hors route bien accueilli

Deux VTT conduits par des gens portant des casques circulent à travers un champ agricole en faisant de la fumée et de la poussière.

Le projet de loi pourrait faire en sorte qu'un permis de conduire soit nécessaire pour conduire un véhicule hors route. (archives)

Photo : Radio-Canada / Guy Leblanc

Le ministre des Transports du Québec, François Bonnardel, a déposé à l’Assemblée nationale un projet de loi visant à mieux encadrer l’usage de véhicules hors route (VHR) au Québec, une idée bien accueillie en Abitibi-Témiscamingue.

La réforme proposée se décline en trois axes. Le premier vise à améliorer la sécurité des usagers, en exigeant notamment un permis de conduire valide (régulier ou probatoire) afin de circuler dans les sentiers.

Dans ce contexte, les mesures applicables à la conduite avec facultés affaiblies seront renforcées, et les amendes seront revues à la hausse. Afin de faire appliquer ces mesures, le deuxième axe du projet prévoit la bonification des pouvoirs confiés aux agents de surveillance des sentiers, afin de dissuader les pratiques imprudentes de VHR.

Pour Pascal Houle, agent de liaison à la Fédération Québécoise des Clubs de Quad pour la région de l’Abitibi-Témiscamingue, l’obligation de détenir un permis de conduire permettra d’assurer la sécurité des usagers.

Ça vient assurer un minimum de formation en signalisation et en sécurité pour les utilisateurs des sentiers. On sait que c’est toujours le quad ou la motoneige qui est associé à la carte de droit d’accès, mais ça n’assure pas que le conducteur a des bases de sécurité pour aller dans le sentier , souligne M. Houle.

Le troisième axe contenu dans le projet de loi a pour objectif de favoriser une cohabitation harmonieuse entre les utilisateurs de VHR et les autres usagers du territoire. Cela signifie que les voisins de sentiers légalement aménagés devront accepter la circulation des véhicules à proximité de leur résidence. En contrepartie, les usagers devront se soumettre à de nouvelles normes de conduite ainsi qu’à des règles de voisinage.

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La cohabitation harmonieuse fait aussi partie du projet de loi. (archives)

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

Le représentant de l’Abitibi-Témiscamingue à la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec, Mario Poirier, accueille favorablement ces nouvelles règles.

C’est une très bonne nouvelle, on attendait ça depuis plusieurs années. Ça va comporter des protections pour les clubs de motoneige qui vont empêcher les poursuites. Par contre, ça va amener aussi des obligations. Dépendant de la zone, il va falloir être à plus de 30 ou 100 mètres des résidences , explique-t-il.

Selon M. Poirier, le projet de loi ne visera pas les organismes en tant que tels, mais bien les individus.

Quelqu’un qui aurait une motoneige avec un silencieux modifié, et qui irait se promener près des maisons, pourrait être mis à l’amende ou poursuivi pour troubles. On trouve ça bien correct, parce qu’on n’encourage pas ce type de comportement là , assure-t-il.

Une meilleure cohabitation en Abitibi-Témiscamingue

Du côté de Tourisme Abitibi-Témiscamingue, la directrice principale orientations stratégiques et affaires corporatives, Stéphanie Lamarche, se réjouit des éléments contenus dans le projet de loi.

On voit ça d’un très bon oeil, la sécurité étant toujours l’élément essentiel à toute pratique d’un sport. Alors on est très content du travail qui a été fait à ce moment-ci , affirme-t-elle.

Mme Lamarche croit également que le territoire de l’Abitibi-Témiscamingue favorise une saine cohabitation entre citoyens et utilisateurs de véhicules hors route.

La densité n’est pas la même qu’ailleurs au Québec. On a un grand territoire, on a beaucoup de sentiers de motoneige, il y en a beaucoup qui se fait dans le bois et sur les terres publiques, alors on est chanceux. On est bien positionnés et c’est aussi ce qui crée moins de problématiques ici.

Définition d'un véhicule hors route (VHR) :

Motoneige, motoquad, autoquad, motocyclette tout terrain (y compris motocross), tout autre véhicule motorisé principalement conçu ou adapté pour circuler sur des surfaces accidentées ou sur des terrains non pavés ou d’accès difficile, notamment sur les surfaces constituées de neige, de glace, de terre, de sable ou de gravier, ainsi que dans les boisés et les autres milieux naturels.

Parmi les autres éléments du projet de loi visant à renforcer la sécurité dans les sentiers, on note l’obligation pour les guides d’excursion de VHR d’avoir complété une formation reconnue par le ministère du Tourisme afin de guider des tiers. Selon Mme Lamarche, il s’agit là d’une excellente décision.

On est très content de voir cette mesure pour les guides d’excursion, même si en ce moment il n’y a pas d’entreprise qui se spécialise dans le domaine en Abitibi-Témiscamingue. C’est important que ces guides-là soient encadrés et formés, parce que quand il y a un mort, que ce soit en sentier ou hors sentier, c’est tout le Québec, et aussi l’Abitibi-Témiscamingue qui paie pour. On était très content de voir cet élément-là ressortir , résume-t-elle.

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