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Des organismes exigent des réformes pour mieux baliser l’électrification des transports

Photo: Radio-Canada\ Ivanoh Demers
Une voiture électrique st branchée à une borne de recharge.

Le Québec et le Canada doivent mieux baliser les projets de développement d’une filière de batteries électriques, croient des organismes. (archives)

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Une vingtaine de citoyens, maires et organismes sociaux et environnementaux font front commun pour demander aux gouvernements de mieux baliser les projets de développement d’une filière de batteries électriques au Québec et au Canada.

Dans une lettre ouverte publiée jeudi, les signataires rappellent que ces projets passent par un accroissement de l’extraction minière, notamment pour le lithium.

Au Québec, le gouvernement Legault espère favoriser des investissements totaux de 7 milliards $ dans la filière des batteries d’ici 10 ans.

Selon Ugo Lapointe, co-porte-parole de la Coalition Québec meilleure mine, les gouvernements ne doivent pas tourner les coins ronds en visant le développement de cette filière.

On a peur que le gouvernement se lance tête baissée dans l’électrification sans s’assurer que l’ensemble de la chaîne de production soit propre, explique-t-il. On ne peut pas prétendre avoir un transport vert si une partie de la chaîne ne l’est pas. S’il y a de la contamination des eaux ou des déversements lors de l’exploitation minière, la voiture électrique, au bout de la ligne, n’est peut-être pas si verte que ça.

Trois conditions

Les signataires de la lettre reconnaissent qu’il est absolument nécessaire de prioriser l’électrification des transports pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre. Ils posent cependant trois conditions au gouvernement pour y arriver, à commencer par un meilleur encadrement environnemental des mines.

Il faut colmater les trous dans les lois actuelles pour notamment exiger que tout nouveau projet minier soit soumis à une évaluation du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement, pour éviter notamment des débats comme celui qu’on a vécu avec Sayona Mining en Abitibi, souligne Ugo Lapointe. On pense aussi que la Loi sur les mines doit être revue pour mieux permettre aux villes et aux MRC de protéger des milieux sensibles de l’exploitation minière.

Ugo Lapointe, de la coalition Québec meilleure mine

Ugo Lapointe, de la coalition Québec meilleure mine (archives)

Photo : Radio-Canada / Archives

La mise en place de politiques pour diminuer le nombre de véhicules sur les routes est une autre condition des signataires de la lettre. Ils plaident notamment pour des mesures visant à limiter drastiquement l’étalement urbain et accroître les différentes formes de transport collectif.

On dit aussi à la population en général : avant d’acheter un véhicule, demandez-vous si vous en avez réellement besoin, ajoute Ugo Lapointe. Si oui, achetez-le électrique, sinon, regardez les alternatives. Il faut vraiment travailler à réduire le nombre de véhicules, parce qu’il y a en a énormément et ça croît à un rythme insoutenable.

Nivellement par le bas

Ugo Lapointe rejette enfin l’argument voulant que le Québec se compare avantageusement à la Chine ou d’autres états d’Afrique ou d’Amérique latine dans la qualité de ses pratiques minières.

Cette logique-là de nivellement par le bas nous conduit droit dans le mur. Québec doit être exemplaire et mettre en place toutes les balises nécessaires à une augmentation possible de l’extraction des ressources, conclut le porte-parole.

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