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Les restaurateurs perplexes devant les décisions gouvernementales

Un chef met la touche finale à un plat du restaurant Le poivre noir

Les restaurateurs ne peuvent plus servir leur clientèle.

Photo : Tourisme Mauricie

Radio-Canada

Les réactions des restaurateurs de la Mauricie sont partagées au sujet de la lettre ouverte adressée jeudi au premier ministre François Legault.

Dans cette lettre, une quarantaine de restaurateurs demandent au gouvernement de leur permettre d’ouvrir leurs salles à manger et exigent plus de clarté sur l'horizon des restrictions. Ce à quoi le premier ministre leur a répondu que la santé passait d’abord et avant tout.

Les restaurateurs rencontrés par Radio-Canada en Mauricie sont unanimes sur le fait que leur fermeture obligée aura un impact sur la santé financière de leur commerce, mais aussi sur la santé mentale de leurs travailleurs.

Présentement, on retourne des gens sur le chômage, note Patrick Buisson, propriétaire du restaurant Pacini de Shawinigan. Ces gens là vont-ils revenir au travail ? Moi je pense qu'on risque de perdre des bons employés.

Un homme sur le trottoir, dehors, devant le restaurant Pacini, parle au micro d'un journaliste

Patrick Buisson, propriétaire du restaurant Pacini de Shawinigan.

Photo : Radio-Canada

Cela dit, M. Buisson estime qu'une réouverture dans ce contexte sanitaire ne serait pas forcément une bonne décision du point de vue des affaires. Dans ce contexte, il considère qu'il vaut mieux attendre un peu et rouvrir pour de bon.

Le plus difficile reste encore de ne pas avoir d'information claire, estime de son côté Marc Lampron, propriétaire du restaurant La Maison de débauche à Trois-Rivières.

On ferme jusqu'à quand ? On a le droit à quoi ? Si c'est deux mois, ce sera deux mois, mais au moins soyez clairs, laisse-t-il tomber.

Un homme sur la rue, devant la vitrine de son restaurant, parle au micro d'un journaliste.

Marc Lampron, propriétaire du restaurant La Maison de débauche à Trois-Rivières.

Photo : Radio-Canada

M. Lampron apprécie pour sa part plusieurs points de la lettre, mais regrette qu'elle soit signée en majorité par des restaurateurs affiliés à des grandes chaînes. Le sort des restaurants indépendants est, selon lui, beaucoup plus préoccupant.

Les restaurants qui se retrouvent au coeur des zones rouges sont fermés depuis plusieurs semaines, tel que le gouvernement le demande. Le premier ministre évoque désormais l'idée de prolonger les mesures sanitaires restrictives au delà du 28 octobre.

Selon les informations recueillies par Alexandre Lepoutre

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