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Nouveau coup de pouce pour les commerçants montréalais

Un piéton marche devant des commerces.

La plupart des commerces souffrent encore beaucoup des conséquences de la pandémie.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Stationnement gratuit la fin de semaine, animations au centre-ville, allongement des heures d’ouverture pour les commerces dans l'ensemble de l’île… La Ville de Montréal a dévoilé de nouvelles mesures pour encourager la consommation locale à l’approche des Fêtes.

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, a annoncé l’injection de 6 millions de dollars pour les deux prochains mois afin de soutenir les commerçants qui sont, pour plusieurs, durement touchés par les conséquences de la pandémie.

Les petits commerces locaux et les petites entreprises sont souvent l’âme et la fierté de nos quartiers, a lancé Mme Plante en revenant sur toutes les mesures qui ont été prises par la Ville depuis le début de la pandémie.

Montréal a déjà investi 22 millions de dollars dans un plan de relance pour soutenir des projets, a reporté les taxes de 2020 et a gelé celles de 2021, a rappelé la mairesse. Mais les poches de la Ville ne sont pas des puits sans fond et elle en appelle à la solidarité citoyenne.

Le soutien de la Ville a ses limites, et si on veut sauver nos commerces, on doit tous faire notre part. C’est un défi collectif du temps des Fêtes pour sauver notre vitalité commerciale, a-t-elle expliqué.

Portrait de la mairesse de Montréal, Valérie Plante.

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, a annoncé le déblocage de 6 millions de dollars supplémentaires pour inciter les citoyens à consommer local.

Photo : Ivanoh Demers

Chaque geste, chaque petit achat compte. La période de Noël porte en elle un enjeu fondamental pour la pérennité des commerces, a appuyé Billy Walsh, président de l’Association des sociétés de développement commercial de Montréal (ASDCM), présent aux côtés de la mairesse lors de ces annonces.

Je pense que les géants du commerce de ce monde n'ont pas nécessairement besoin de notre aide présentement pour surmonter cette crise.

Billy Walsh, président de l’Association des sociétés de développement commercial de Montréal

Le message qui doit être véhiculé, c’est qu’on est tous responsables de la survie ou de la fermeture des commerces, ajoute Michel Leblanc, président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

Les mesures prises par l’administration Plante sont donc là pour encourager l’achat local, qui risque d’être mis à mal par les géants du commerce en ligne, surtout durant la période des Fêtes.

Pour inciter les résidents et les visiteurs à acheter local, 18 000 places de stationnement seront donc gratuites les fins de semaine, du 14 novembre au 31 décembre. Il s’agit d’un manque à gagner de 1,7 million de dollars pour la Ville, a chiffré Mme Plante.

Les heures d’ouverture seront également étendues. C'était déjà le cas pour les commerces du centre-ville, mais ça le sera aussi pour ceux des autres arrondissements. S’ils le désirent, ils pourront ouvrir jusqu'à 22 h du lundi au vendredi, et jusqu'à 19 h les samedis et dimanches.

Des clôtures dans le centre-ville de Montréal avec des panneaux indiquant les mesures d'hygiène et de distanciation physique à respecter.

Les commerces de la rue Sainte-Catherine souffrent des conséquences de la pandémie, mais aussi des travaux.

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Guilbault

Une somme de 400 000 $ sera aussi mise à disposition pour soutenir les livraisons des commerces de la ville. En outre, la piétonnisation de la rue Sainte-Catherine est prolongée entre la rue De Bleury et le boulevard Saint-Laurent.

Un effort collectif

Comme le souligne M. Walsh, ces mesures découlent de recommandations faites à la Ville par l’ASDCM. On nous a écoutés, dit-il. Il est d’ailleurs rejoint à ce sujet par Michel Leblanc.

La Ville veut bien faire, mais elle a peu de moyens. Notre effort désormais, c’est de convaincre Ottawa et Québec de nous soutenir comme ils le font pour certains secteurs de l’économie. Les centres-villes, par exemple, devraient être considérés comme des secteurs à part entière, ajoute M. Leblanc.

L’effort est également souligné et apprécié par Jimmy Vigneux, directeur général de la SDC Hochelaga-Maisonneuve. Ce dernier croit beaucoup en l’engagement des résidents du quartier pour soutenir les commerces locaux. Il estime qu’une vraie relation de proximité existe. Nous avons lancé une campagne de sociofinancement dont l’objectif a été dépassé de 300 %, souligne-t-il.

M. Vigneux entame donc cette période du temps des Fêtes avec un espoir : que les gens changent leurs habitudes par rapport au commerce en ligne, qui favorise souvent les géants.

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